GRECE - ITALIE - FRANCE du au ... juin
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Le jour suivant nous prenons le bac qui est plutôt une barge pour prendre la route de la Grèce.
Nous
passons notre premier jour grec dans une petit port à lire et à ne rien
faire, juste une taverne à midi. Mais nous sommes entre la mer et une
lagune et nous allons subir une attaque massive de moustiques. Quelle
nuit !
Nous partons pour IGOUMENITSA. Passage au bureau du port pour réserver
un ferry pour CORFOU et un ferry pour retourner à ANCONE. D'abord
l'Italie, mauvaise surprise pas d'open deck avant mi-juillet et la
compagnie ANEK n'a pas de place avant fin juin ! Nous allons chez
MINOAN qui nous propose un passage pour le 10 juin, pas d'open deck
chez eux. Billets en poche nous allons à un autre terminal pour
rejoindre Corfou (pour info 151,24 euros, 2 passagers + fourgon). On nous presse pour payer et embarquer au ferry de
11 h.15 alors qu'il est 11 h.15. Une heure et demi plus tard nous sommes
à CORFOU.
La vieille ville est très agréable. Une succession de rues étroites
avec des dizaines de boutiques pour touristes, des restos, des
glaciers. Mais aussi des places bordées d'arcades. Du monde mais pas la
foule.
L'église byzantine sur l'île de PONTIKONISI est une image liée à CORFOU. Aujourd'hui est jour de baptême.
Le soir nous trouvons un bon bivouac près de la mer pour une nuit calme
et quelques gouttes de pluie au matin. La température ne descendra
quand même pas au-dessous de 34° dans la journée.
Nous n'avions pas anticipé cette visite de CORFOU et nous ne sommes pas
bien documentés. On va essayer de ne pas louper des visites.
La première est pour une huilerie familiale. Nous visitons le musée qui
possède une presse à bras très ancienne et très rare. Suivent des
presses plus classiques et nous terminons la visite par l'usine moderne.
Un passage par le magasin où nous goûtons différentes huiles pour
choisir la meilleure ! sinon pourquoi visiter une huilerie de qualité !
Ce soir un bon bivouac face à la mer. Nous en profitons pour prendre un bon bain. Le bonheur !
La nuit a été moins chaude et nous retrouvons de l'énergie.
A CORFOU hormis la route principale qui traverse l'île, les routes sont
très étroites et en mauvais état. Mais les conducteurs sont respectueux
des autres et ils se garent toujours pour nous laisser passer. Il est
difficile de suivre le bord de mer parce que la route dessert les
villages à partir de cette route principale et qu'il n'y a pas de
liaison par la mer. L'île est couverte de végétation, des oliviers
surtout mais aussi des orangers, du maïs, des cultures maraîchères et
aussi des petits jardins potagers.
Un autre bon bivouac en bord de mer, quasiment sur la plage et un autre
bain. L'endroit est familial, Moustaki chante, le coucher de soleil
est splendide et tout va bien. Malheureusement nouvelle attaque de
moustiques mais cette fois-ci nous sommes armés !
Nous continuons le tour de l'île. La route littorale est toujours
difficile et me donne des angoisses. Les parkings ne sont pas adaptés à
nos véhicules. On profite malgré tout des paysages et de cette belle
mer turquoise.
Le canal d'Amour est un lieu très réputé. La plage est entourée d'étranges formations de
grès qui forment un long canal étroit à l'intérieur des terres.
La plage est très petite et je ne comprends pas l'intérêt de se serrer
sur ce bout de sable. Le ramassage des ordures est un problème sur
l'île, les containers débordent et ici les déchets ne sont pas loin.
Ce soir bon bivouac dans un petit port et coucher de soleil d'hier soir.
Une
chapelle qui ressemble à celle de KANONI mais qui est moins célèbre
mérite un détour. Aujourd'hui le temps a changé et la baisse de la
température nous convient très bien.

Notre mini tour de Corfou se termine par KANONI ainsi qu'il avait commencé. Nous retournons voir l'église byzantine.

La piste de l'aéroport se termine en face de l'île de PONTIKONISI
dont elle est toute proche. Les badauds sont nombreux à venir voir les
avions décoller ou atterrir et nous nous joignons à eux. C'est très
impressionnant.
Dernière nuit à Corfou et nous reprenons le ferry vers Igoumenitsa (pour info 478 euros cabine + fourgon).
Le soir même
un navire de la compagnie Grimaldi - Minoan nous emmènera à Ancône. Des
dizaines de camions sortent de ce navire et des dizaines d'autres
y entrent. C'est inimaginable de voir autant de véhicules à bord ! Nous
sommes le point rouge sur la photo mais nous ne sommes pas en
open-deck. Bernard aura l'occasion de parler avec un membre de
l'équipage qui lui expliquera que depuis qu'un navire a pris feu
(Grimaldi vers l'Amérique du sud) et qu'il a coulé ! ils n'ont plus l'option open-deck. Ils
pensent que c'est un camping-car qui est à l'origine de l'incendie...
Grosse déception en rentrant dans notre cabine. Elle est vraiment
spartiate, il faut réclamer des serviettes de bain et surtout la climatisation
est à fond avec un bruit d'enfer et il est impossible de la réduire.
Bernard bouchera les grilles avec du papier toilette et nous
descendrons les couchettes du haut pour nous protéger de cet air
glacial. On aurait du demander à changer de cabine.
Le reste des services est du même genre. La restauration est basique.
La propreté des tables est douteuse. Les toilettes sont douteuses
aussi. L'expérience sur l'Hurtigruten a du faire monter nos exigences
de plusieurs crans. Mais le ferry aussi pour la Sardaigne était d'une toute
autre qualité. Il y a des touristes à bord mais il y a beaucoup de
routiers. Un passager arrive sur un fauteuil roulant équipé comme un
scooter. J'aurais aimé connaître son aventure mais je n'ai pas eu
l'occasion de lui parler.

Un remorqueur est prêt à intervenir en cas de besoin et nous entrons
sans encombre dans le port d'Ancône en croisant un navire de
croisière... et un voilier !
Pour sortir la descente est raide et étroite mais ça passe !
Nous
ne sommes jamais allés à SAN MARINO, nous irons aujourd'hui. La route
longe la mer et en ce dimanche les voitures sont serrées sur les
parkings
pour accéder à la plage. Ensuite nous prenons de l'altitude et arrivons
à destination. La ville est ici aussi en montées et en descentes. Nous
nous garons dans le bas de la ville mais, équipements merveilleux, des
ascenseurs au nombre de trois nous montent au coeur de la cité
historique ! Les rues sont étroites et les magasins de souvenirs, de
glaces, les bars, les restaurants et même des marchands d'armes en tout
genre, du pistolet à la kalashnikov remplissent les trottoirs.
Le sommet de la ville est occupé par une forteresse et trois tours. De puissants remparts les défendent.



En redescendant nous assistons à la sortie d'un mariage de la
basilique. Ma gourmandise m'avait fait voir des cornets de dragées
proposés aux invités à leur sortie de la cérémonie mais il s'agissait de
cornets de riz lancé abondemment sur les mariés.

Le palais public est l'hôtel de ville et le siège du gouvernement. On ne visite qu'une pièce mais elle est magnifique.
Après un dernier tour de ville et un plein de gasoil (25 cts de moins le litre) nous reprenons la route.
Nous traversons des marais salants puis une grande zone de cultures
maraîchères, de vergers et de céréales. C'est la partie riche de
l'Italie.
La chaleur avait baissé ces derniers jours mais le thermomètre remonte
à 35 degrés et c'est très chaud.
Arrêt à PARME pour la visite de la
ville, avec un bon bivouac au centre dans un quartier résidentiel.
Parme est la capitale du jambon... de Parme et du parmesan. C'est aussi
le pays des violettes... de Parme mais rien ne le rappelle quand on se
promène en ville. C'est une ville très agréable grâce à la présence d'arbres et de beaucoup de végétation.
Nous visitons d'abord la cathédrale romane ou Duomo di Parma qui a été
consacrée en 1106. Une descente de croix en marbre est une des pièces
remarquables de cet édifice. La crypte est immense.

Sur la même place se trouve le Baptistère. Disposant d'un autel il est
aussi une église. Les peintures de la coupole représentent les saisons
et les 12 mois de l'année. Comme dans la cathédrale la décoration est très riche.

La bibliothèque monumentale de St Jean contient plus de 20 000 volumes et manuscrits.

Le théâtre Farnese était le théâtre des ducs de Parme. Il a été
construit entre 1616 et 1618. La pinacothèque située au même niveau est
très riche.


Nous continuons notre traversée de l'Italie et arrivons à SUSA. C'est
un arrêt habituel pour nous soit au départ soit au retour, soit les
deux ! Le resto et la pizzeria sont excellents. La dernière glace
italienne est encore plus appréciée.
Les températures sont annoncées caniculaires en ce milieu du mois de
juin aussi nous décidons d'aller passer la journée au lac du Montcenis.
Le niveau du lac est très bas tout comme l'était celui de Serre-Ponçon.
Mais le vent se lève et se met à souffler fort, c'est trop désagréable,
nous partons.

La prochaine étape est AUSSOIS où nous avions passé quelques jours avec
notre petit-fils Matis il y a maintenant plusieurs années. Un petit
tour au fort de l'ESSEILLON pour le plaisir du souvenir !

Ici il fait frais et nous profitons d'une bonne soirée. Malheureusement
le village est mort, quelques randonneurs mais rien n'est ouvert à part
un bistrot.
L'église est intéressante pour un petit village.

Tout est très calme et puis nous entendons le bruit d'une fanfare.
Etonnant ! Bernard va vite voir ce qu'il se passe. C'est la fanfare qui
répète pour la fête religieuse de dimanche avec procession. Les cors ne
sont pas des cors de chasse mais des cors de chasseurs alpins. Quelle
animation tout à coup ! Voilà qui termine bien notre journée.
Retour en Auvergne prévu pour dimanche.
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