MONTENEGRO - ALBANIE du 18 mai au 11 juin 2022
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Monténégro - du 18 au 23 mai
Nous quittons la CROATIE pour circuler pendant quelques kilomètres en
BOSNIE-HERZEGOVINE puis retour en CROATIE. Mais nos passeports sont
contrôlés.
Quelques kilomètres encore et nous voila au MONTENEGRO. Les bouches de
KOTOR toujours très belles avec des passages tout près de l'eau et nous
sommes à KOTOR. Un immense paquebot de croisière bouche la vue mais
heureusement il rembarque ses passagers et la petite ville retrouve son
calme. Quelle honte que de voir ces monstres arriver dans des lieux
qu'on voudrait être plus protégés !
KOTOR
est vouée au tourisme et aux boutiques de souvenirs. Pas trop moches !
Les chats sont omni-présents et sont le symbole de la ville.
Mauvaise surprise ce matin, la roue arrière gauche est dégonflée.
Bernard met la roue de secours à la place et nous partons à la
recherche d'un dépanneur que nous trouvons assez vite. Rien de grave,
c'est la valve qui fuit. Réparation vite faite, re-changement de la
roue et nous partons tranquilles après avoir payé la modeste somme de 3
euros doublée par le pourboire... c'est un minimum !
La "route serpentine" qui va de KOTOR à CETINJE était la seule qui
existait avant. C'est une succession de virages en épingle à cheveux et
elle monte de 0 à 1 000 m. en moins de 20 km. Les croisements sont
difficiles. C'est maintenant une route très fréquentée par les
motards. Les vues sur les bouches de KOTOR sont extraordinaires.

Nous trouvons un bon petit resto à CETINGE. Les tables voisines sont occupées par des élèves de 7 ou 8 ans
et c'est amusant de les voir dévorer des pizzas bien tartinées de
ketchup, de les entendre rire et s'apostropher et on se rend compte
qu'à cet âge là il y a déjà les
meneurset les amuseurs.
Changement
de pays, changement de niveau de vie. Ici les restos sont d'un prix
raisonnable et nous avons goûté aux spécialités locales.
Dans
nos voyages nous avons bivouaqué plusieurs fois à la marina de BAR,
mais nous n'avons jamais visité le vieux BAR appelé aussi STARI BAR. Cette ancienne
ville fortifiée, bâtie dans un site naturel est spectaculaire.
C'est le plus grand site archéologique d’origine médiévale du
Monténégro. Aujourd’hui en ruines et inhabitée, elle est l'occasion
d'une visite intéressante et sportive. En parcourant ses ruelles
bordées de figuiers et cyprès, on découvre les vestiges de plusieurs
édifices publics et religieux. A l'entrée une sculpture du lion, symbole de Venise est en bonne place sur la muraille.
Pour la première fois nous entendons l'appel à la prière et apercevons 2 mosquées.
Et
pour bien terminer la journée nous trouvons un petit camping en bord de
mer, sous les oliviers avec tous les services, le calme et un accueil
très chaleureux. Une précision importante, les oliviers sont très vieux et celui de la photo est l'ancêtre.
Grand rangement ce matin après une grosse lessive hier. Un peu de ménage aussi, mais il est vite fait.
Bernard
a trouvé une petite route touristique qui longe le lac de SKODAR.
Malheureusement cette route traverse des bois de châtaigniers et se
révèle en très mauvais état, très étroite avec de grandes difficultés
pour se croiser. Nous
nous arrêtons en route pour faire des courses et rencontrons un couple
de cyclistes français et leurs trois garçons. Il sont partis d'Athènes
et leur retour en Savoie est prévu pour la rentrée scolaire. Belle
rencontre et bon moment passés avec eux à parler... devinez... voyages
! Nous avons une pensée pour nos amis Colette et Philippe qui sont
allés en Mongolie à vélo puis en Amérique du Sud quelques années plus
tard. Grande admiration et grand respect pour ces voyageurs admirables.

Aujourd'hui repas de spécialités de poissons au bord du lac. Excellent
! Au Monténégro l'accueil est plus chaleureux qu'en Croatie et il y a
très peu d'interdiction de stationnement pour nous.
Et là nous sommes stupéfaits. Un train de voyageurs traverse la route. Il y
a juste un stop pour les automobilistes, la barrière est levée et les
feux de signalement ne fonctionnent pas. Il ne va pas très vite mais
quand même. Il repassera en sens inverse et un train de marchandises
suivra avec la barrière toujours levée.
Ce sera la journée des rencontres. Tout d'abord un couple avec deux
jeunes filles ados avec qui nous passons un grand moment à échanger et
à parler voyages bien sûr et équipements de nos véhicules.
Arrive ensuite un autre couple avec deux jeune garçons et la
conversation se poursuit sur les visites effectuées ou à venir et on ne
voit pas le temps passer.
Direction le monastère d'OSTROG visible de loin, tâche blanche au flanc de la montagne. La visite sera pour demain.
Dernière rencontre de la journée, un jeune couple qui profite d'une
demi-année sabbatique pour visiter les Balkans et la Turquie.
Belle journée, belles rencontre et bons échanges.
Nous dormons sur le parking du monastère d'OSTROG. Ce monastère, dédié
à Saint-Basile est le plus grand lieu de pèlerinage du Monténégro. Depuis
sa construction qui remonte au 17ème siècle, il s’est révélé être le
point de rencontre entre catholiques, orthodoxes et même musulmans
grâce à Saint Basile qui voulait l'union entre les religions.
Basile
a été fortement opprimé par ses ennemis en particulier par les Turcs et
il a rejoint Ostrog où il a mené une vis d'ascète. Il est mort en 1671
et on a retrouvé son corps qui avait "la couleur de la cire et
dégageait un parfum semblable à celui du basilic".
Un escalier très abrupt nous conduit au monastère. Arrivés sur le parvis nous admirons le très beau bâtiment blanc encastré dans la falaise.
Nous suivons les pèlerins et entrons dans une grotte très sombre dont
les murs sont entièrement peints et qui renferme le cercueil de Saint
Basile. Ce saint est très vénéré ici et il a accompli de nonbreux
miracles. Nous avançons pas à pas et arrivés devant le cercueil les
fidèles font des offrandes et embrassent une icône.
Nous
montons encore des escaliers encastrés dans la roche et arrivons au
niveau d'une deuxième grotte dont les murs sont également couverts de
peintures.
De magnifiques mosaïques ornent les murs de la salle supérieure. Elles
sont d'une grande finesse et s'adatent aux formes de la grotte.
Quand nous redescendons sur le parvis les pèlerins arrivent très
nombreux. Aujourd'hui 21 mai est jour de fête nationale et jour férié
ce qui explique peut-être cette affluence.
Ce qui nous surprend est qu'ils s'installent sur les couvertures
apportées par le personnel du monastère. Certains avaient passé la nuit
ici mais on ne comprend pas pourquoi cette installation en milieu de
matinée. Le barrage de la langue empêche de tout comprendre.
La ferveur est intense et nous nous faisons très discrets, nous qui sommes là en spectateurs.
Albanie - du 23 au 4 juin
La frontière entre Monténégro et Albanie est un peu longue à passer.
Premières photos : une vendeuse de figues, huile d'olives, miel et
autres à la frontière et un paysan avec son âne et sa charrette qui va
ramasser son foin.
Arrivés à Shkodra nous retirons des leks (monnaie locale) et achetons
une carte Sim. Free ne nous accompagne pas en Albanie contrairement à
la Chine. Les accords passés entre fournisseurs d'accès en sont la
cause.
Au nord de la ville, à quelques kilomètres le pont de Mes est donné
pour le plus beau pont ottoman des Balkans. Construit en 1770 il mesure
108 m. de long et possède 13 arches dont le plus haute mesure 14m. de haut. Il est magnifique !

Arrivés en fin d'après-midi à KRUJE nous
trouvons un bon bivouac et partons visiter la ville le lendemain matin.
Cette ville est bâtie que la colline et la montée est dure pour arriver
au château. Il en reste surtout des ruines et l'espace à l'intérieur du
mur d'enceinte est occupé par des restaurants ou des bistrots. Un
endroit plus intime est le "tekke" où reposent des derviches tourneurs.
Le musée Skanderberg est récent, les salles sont bien documentées et
les objets et peintures présentées sont bien mis en valeur.


Notre
prochaine étape est TIRANA la capitale où nous arrivons en fin de
journée. Nous allons faire un petit tour en ville. La finale de la Ligue Europa de football entre
les Italiens de l'AS Rome et les Néerlandais de Rotterdam a lieu demain et les supporters sont en pleine forme !
Nous
avons pour voisins un couple avec 3 jeunes garçons. A leur retour d'une
grande journée en ville nous passons un bon moment à parler de nos
voyages. Ils sont partis pour une année "en récréation autour du monde"
tout d'abord vers le nord et les pays scandinaves puis la Turquie et
les Balkans. Une belle pause et une belle expérience ! Et pour nous encore une belle rencontre. Ce sont eux qui
nous ont informés de la finale de foot et du fait que les rues seront
interdites aux véhicules pendant la journée de la finale. Nous
décidons d'aller passer la journée en bord de mer et de revenir visiter
Tirana plus tard.
En premier nous allons vers le cap de REDON dont le site est cité comme
incontournable par "lonely planet". Grosse déception, il y a de
nombreuses usines et l'accès se fait par une piste complètement
défoncée. Des blockhaus ont été construits sous la dictature d'Hoxhoa
(1946 - 1985) environ 700 000 soit 1 pour 4 habitants. Il craignait une
attaque soviétique après avoir été l'allié de l'URSS.

Nous visitons DURRES qui est la deuxième ville et le premier port
d'Albanie. Une immense statue de NEPTUNE occupe un rond
point vers le front de mer. Le trident le symbolise ainsi que les
chevaux dont le corps se termine en corps de dauphin.

Une petite rue est célèbre pour ses peintures murales d'artistes locaux. Il n'en reste que quelques unes en assez bon état.

L'amphithéâtre datant de II° siècle est dans un état déplorable. Il ne
paraît pas protégé des intempéries et la visite est très rapide. A
signaler des couloirs qui sont encore praticables et des mosaïques dans
ce qui était une chapelle construite au VI° siècle.

Une autre "sculpture" est en pleine installation mais pour le moment elle nous laisse dubitatifs.
A l'image de beaucoup de pays dans le monde les parties d'échecs se disputent dans la rue.

Les albanais possèdent de belles voitures, beaucoup de Mercédès, BMW,
Audi pour l'essentiel. Leur niveau de vie n'est pourtant pas très
élevé, moins de 400 euros par mois...
Sur la route nous croisons quelques ânes qui aident aux travaux des
champs. Au sud de Tirana les serres sont nombreuses, les arbres
fruitiers également. Les oliviers sont cultivés jusqu'en haut des
collines. Contrairement aux pays traversés jusqu'à présent les terres
sont majoritairement travaillées.
BERAT est un site très visité par les albanais et par les touristes. La
citadelle trône sur les hauteurs de la ville et on y accède par une rue
pavée qui n'en finit pas, plus d'un kilomètre de montée. Cette
citadelle est habitée et on parcourt ses ruelles tortueuses qui forment
un véritable dédale.
Le point le plus important est la cathédrale de la Dormition de la
Vierge. C'est la seule église qui n'a pas été laissée à l'abandon
pendant la période d'athéisme d'état après 1967. Elle referme un
splendide iconostase intégrant des icônes d'ONUFRI qui est un grand
maître pour la peinture d'icônes. Il appartenait à un groupe d'artistes du XVI° siècle et un musée attenant à cette cathédrale lui est d'ailleurs consacré. Le chœur est couvert de peintures et les bancs sont sculptés.

Une seconde muraille abrite les vestiges de la Mosquée Rouge et une immense citerne.
En sortant de cette muraille on découvre l'église de la Sainte-Trinité.

Dans la ville le palais du Roi est en rénovation. Il est voisin de la mosquée des Célibataires.

Sur l'autre rive du fleuve se trouve le quartier ottoman avec ses
maisons blanches aux multiples fenêtres, quartier très bien conservé.
Et ici une fois encore une belle rencontre, une famille belge avec 3
enfants. Ils préparent un grand voyage jusqu'en Thaïlande avec un
véhicule qu'ils sont en train d'aménager. Pour le moment ils voyagent
en camping-car classique pour tester les conditions d'une vie de
nomades. Toujours des échanges très intéressants. Quelle est leur
motivation, combien de temps seront-ils sur la route, quelle est la
réaction des enfants. Pour eux c'est un vrai changement de mode de vie
qui est envisagé. On va les suivre sur youtube.
TIRANA, capitale de l’Albanie est la ville la plus peuplée du pays. BUNK'ART 2 est un
ancien bunker transformé en musée sur le régime totalitaire d’Hoxha. On
parcourt de longs couloirs souterrains et des salles exposent les
méthodes d'espionnage de la population et son contrôle. La Maison des Feuilles est l’ancien siège de la
Sigurimi, la police de renseignements albanaise. Reconvertie en musée
depuis 2017, c’est ici aussi un lieu essentiel pour comprendre l’ampleur de
l’espionnage massif de la population sous la dictature. Les différentes
salles d’exposition présentent du matériel d’écoutes téléphoniques, des
appareils photographiques, des micro miniatures. Dans ces murs ont eu
lieu de nombreux interrogatoires sous la torture et des exécutions de
victimes sans aucun procès.



La place Skandenberg est immense, c'est le cœur de le ville. Des
immeubles d'architecture très contemporaine côtoient d'anciennes
églises et mosquées.

Au sud de TIRANA le château de PETRELA
domine la vallée. On l'aperçoit de la route et hop ! on prend la route
qui y conduit. Ce château faisait partie du système de défense du
château de
KRUJE. Ils communiquaient entre eux à l'aide de feux. Il est transformé
en restaurant.

Le prochain bivouac nous approche de la Grotte Noire. Nous sommes à
PELLUMBAS sur le parking du restaurant qui gère l'accès à cette grotte.
Il propose des lampes et des casques. D'accord pour une lampe car la
grotte noire porte bien son nom paraît-il... Nous empruntons un petit
sentier difficile à repérer à certains endroits. Il monte et descend et
parfois des marches permettent de passer des portions trop escarpées.
Un peu difficile mais au bout d'une heure nous atteignons la grotte.
L'entrée est très haute et elle est profonde de 360 m. Le sol devient
vite très glissant et nous arrêtons notre exploration. Un bon repas de
spécialités locales au resto nous remettra de notre grimpette.
Des tortues
se promènent tranquillement sur le sentier et ne sont pas très
peureuses. De belles cistes et des coquelicots foisonnent en bordure du
chemin.
Nous assistons à une scène étonnante après ELBASAN. Le fleuve se sépare
en 2 bras et sur la rive opposée à la route je vois un couple faire des
acrobaties sur une plate-forme. Je regarde intriguée et je comprends
qu'ils s'apprêtent à traverser l'eau avec une sorte de tyrolienne. Le
temps de faire demi-tour avec une circulation ininterrompue ils ont
déjà disparu. Dommage pour la vidéo que j'aurais pu réaliser.
Court crochet par la Macédoine pour faire le tour du lac d'OHRID. Les
douaniers et policiers sont souriants et le passage est très rapide.
Nous ne longeons pas le lac tout le temps et c'est bien dommage.
La ville d'OHRID est située en bord de lac. Les petites rues du centre
sont très commerçantes et animées. C'est une ville agréable qui possède
de nombreuses églises orthodoxes. Mais elle est bâtie sur une colline
et nous n'arrêtons pas de monter et de descendre. La première église
visitée est celle de la Mère-de-Dieu PERIVLEPTOS. C'est une église
byzantine du XIII° siècle. Elle est entièrement couverte de fresques
originelles d'une valeur inestimable. Interdiction de prendre des
photos...
La deuxième est Sainte-Sophie qui est une cathédrale. L'intérieur est
en très mauvais état. Elle est enclavée dans les maisons et c'est
dommage.

L'église Saint-Jean de KANEO date du XIII° siècle également. Elles est
située sur un promontoire au bord du lac ce qui lui donne beaucoup de
charme. L'intérieur est minuscule et nous paraît sans intérêt. Nous
retournons au camion par le sentier qui suit le lac, qui monte et qui
descend bien sûr et nous arrivons en nage au parking. Les visites des
villes se font à pied évidemment et nous marchons vraiment beaucoup,
pas loin de 10 km à chaque fois et la chaleur ne facilite pas la balade.
Après une nuit très calme sur le parking du monastère de SAINT-NAUM au
sud du lac d'Ohrid nous le visitons. Le lieu est immense et on traverse
d'abord une allée bordée de petites boutiques de bijoux, des perles
pour l'essentiel. Suivent des restaurants puis des loueurs de barques
pour aller voir la source du Drin noir et enfin on entre dans la cour
du monastère. Des paons jouent les vedettes et l'un d'eux nous fait
admirer ses belles plumes. A l'intérieur de l'église tous les murs sont
peints mais la majorité des fresques date des années 1800. Le lieu
semble plus touristique que spirituel mais nous ne sommes pas en
période de pèlerinage.
La frontière albanaise est toute proche et nous revoilà en Albanie.


Une petite halte à KORCE qui est une ville connue pour son bazar. Il est immense mais a été
reconstruit en 2 015 et il manque beaucoup d'authenticité. Sa place
centrale est réservée aux restaurants et l'animation est très agréable.
La journée suivante est une journée étape pour rejoindre GJIROKASTER.
La route est épouventable. Elle est très étroite et quand le revêtement
existe il est truffé de nids de poule et même de nids d'autruche. On
parcourt environ 80 km dans ces conditions et le conducteur doit faire
preuve de beaucoup de vigilance. C'est le région des troupeaux de
moutons, certains sont en transhumance. A un carrefour nous
quittons la montagne où nous sommes restés autour de 1 000 m. et
arrivons sur une route refaite de peu et c'est un vrai plaisir.
La visite de GJIROKASTER est difficile. Les sites à voir sont mal
indiqués dans cette ville tout en montées et en descentes. Les maisons
fortes étaient très nombreuses dans cette ville mais l'émigration et la
pauvreté des habitants n'ont pas permis de les garder en bon état. On
en visite malgré tout 2 : la maison SKENDULI qui a pour guide le
propriétaire de ladite maison. Pendant le régime communiste sa maison a
été transformée en musée ethnologique et elle lui a été rendue à la
chute d'Hoxha. Notre guide parle en partie français, en partie italien
et pour le reste un mélange de divers langages. Une citerne permet de
recueillir l'eau de pluie qui est ensuite envoyée dans les diverses
pièces de la maison. La maison compte 64 fenêtres, 9 cheminées,
6 toilettes et plusieurs hammams. Chambres d'hiver et chambres d'été -
pièce réservée aux jeunes mariés,...
La deuxième visite est pour la maison ZAKATE. Elle est en meilleur état
de conservation et le propriétaire nous laisse visiter seuls. Il est
très accueillant et ravi de nous recevoir.
Le musée ethnographique est en chantier. Dommage ...


La citadelle nous oblige encore à monter par un escalier et un sentier assez rude !
Elle a été mainte fois remaniée. L'intérieur est très vaste et comprend
de nombreux espaces en plein air. A l'intérieur une longue galerie est
remplie de canons de la deuxième guerre mondiale. On arrive ensuite au
musée de la Citadelle qui retrace l'histoire de la ville de la
préhistoire à nos jours. L'expo est très complète et très bien
construite.
Cela nous permet aussi de passer un moment au frais parce
qu'à l'extérieur le thermomètre est monté jusqu'à 33 degrés !

Nos dernières visites albanaises seront pour l'OEIL BLEU et la cité de BUTRINT.
L'Oeil bleu, est une source souterraine qui doit son nom à sa couleur
d'un bleu-vert éclatant.
Localisée à environ 45m de profondeur, l’eau jaillit des entrailles de
la terre pour devenir rivière. Le sol de la région étant
particulièrement calcaire, l’eau de la surface est d’un bleu très clair
voire turquoise, alors que cette source profonde ressemble à une pupille
bleue très foncée au milieu de ce bleu cristallin, d’où son nom.
Situés juste en face de CORFOU, les vestiges antiques et médiévaux de
BUTRINT ont été inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco dès la chute
du régime communiste albanais, en 1992. Les fortifications témoignent des différentes étapes de leur
construction depuis l’époque de la colonie grecque jusqu’au Moyen Âge.
Nous avions un très bon bivouac à côté d'une petite chapelle orthodoxe.
Le soir un berger est passé avec ses vaches. Il a tenue un grand
discours à Bernard d'où il est ressorti qu'il voulait des cigarettes.
Il viendra taper à la porte dans la nuit pour réclamer encore des
cigarettes. Et encore le lendemain matin. C'est un tenace, mais c'était
très amusant.
Aujourd'hui
les étudiants défilent dans les rues avec des t-shirts blancs couverts
de messages. On avait vu la même chose en Géorgie et au Kirghizstan -
sans doute un rituel de fin d'année. Ils circulent en voiture, sont
très bruyants et très nombreux et se rassemblent sur une place à la
sortie de la ville sous la protection de la police.
En Albanie nous avons très souvent acheté des fruits et des légumes au
bord de la route, essentiellement des fraises, des cerises et des
tomates, tous excellents. Dans les villes il y a toujours des primeurs
et là aussi les fruits et légumes sont excellents. La vie est moins
chère que dans les pays déjà traversés et nous prenons nos repas de
midi au restaurant. La carte bancaire est acceptée presque partout et
le paiement en euros est souvent proposé. Le prix de gasoil est le même
qu'en France.
GRECE - du 4 au 11 juin
Le jour suivant nous prenons le bac qui est plutôt une barge pour prendre la route de la Grèce.
Nous
passons notre premier jour grec dans une petit port à lire et à ne rien
faire, juste une taverne à midi. Mais nous sommes entre la mer et une
lagune et nous allons subir une attaque massive de moustiques. Quelle
nuit !
Nous partons pour IGOUMENITSA. Passage au bureau du port pour réserver
un ferry pour CORFOU et un ferry pour retourner à ANCONE. D'abord
l'Italie, mauvaise surprise pas d'open deck avant mi-juillet et la
compagnie ANEK n'a pas de place avant fin juin ! Nous allons chez
MINOAN qui nous propose un passage pour le 10 juin, pas d'open deck
chez eux. Billets en poche nous allons à un autre terminal pour
rejoindre Corfou. On nous presse pour payer et embarquer au ferry de
11 h.15 alors qu'il est 11 h.15. Une heure et demi plus tard nous sommes
à CORFOU.

La vieille ville est très agréable. Une succession de rues étroites
avec des dizaines de boutiques pour touristes, des restos, des
glaciers. Mais aussi des places bordées d'arcades. Du monde mais pas la
foule.

L'église byzantine sur l'île de PONTIKONISI est une image liée à CORFOU. Aujourd'hui est jour de baptême.

Le soir nous trouvons un bon bivouac près de la mer pour une nuit calme
et quelques gouttes de pluie au matin. La température ne descendra
quand même pas au-dessous de 34° dans la journée.
Nous n'avions pas anticipé cette visite de CORFOU et nous ne sommes pas
bien documentés. On va essayer de ne pas louper des visites.
La première est pour une huilerie familiale. Nous visitons le musée qui
possède une presse à bras très ancienne et très rare. Suivent des
presses plus classiques et nous terminons la visite par l'usine moderne.
Un passage par le magasin où nous goûtons différentes huiles pour
choisir la meilleure ! sinon pourquoi visiter une huilerie de qualité !

Ce soir un bon bivouac face à la mer. Nous en profitons pour prendre un bon bain. Le bonheur !
La nuit a été moins chaude et nous retrouvons de l'énergie.
A CORFOU hormis la route principale qui traverse l'île, les routes sont
très étroites et en mauvais état. Mais les conducteurs sont respectueux
des autres et ils se garent toujours pour nous laisser passer. Il est
difficile de suivre le bord de mer parce que la route dessert les
villages à partir de cette route principale et qu'il n'y a pas de
liaison par la mer. L'île est couverte de végétation, des oliviers
surtout mais aussi des orangers, du maïs, des cultures maraîchères et
aussi des petits jardins potagers.
Un autre bon bivouac en bord de mer, quasiment sur la plage et un autre
bain. L'endroit est familial, Moustaki chante, le coucher de soleil
est splendide et tout va bien. Malheureusement nouvelle attaque de
moustiques mais cette fois-ci nous sommes armés !
Nous continuons le tour de l'île. La route littorale est toujours
difficile et me donne des angoisses. Les parkings ne sont pas adaptés à
nos véhicules. On profite malgré tout des paysages et de cette belle
mer turquoise.
Le canal d'Amour est un lieu très réputé. La plage est entourée d'étranges formations de
grès qui forment un long canal étroit à l'intérieur des terres.

La plage est très petite et je ne comprends pas l'intérêt de se serrer
sur ce bout de sable. Le ramassage des ordures est un problème sur
l'île, les containers débordent et ici les déchets ne sont pas loin.
Ce soir bon bivouac dans un petit port très calme et coucher de soleil d'hier soir.
