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MONTENEGRO - ALBANIE du 18 mai au 11 juin 2022

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Monténégro - du 18 au 23 mai


Nous quittons la CROATIE pour circuler pendant quelques kilomètres en BOSNIE-HERZEGOVINE puis retour en CROATIE. Mais nos passeports sont contrôlés.
Quelques kilomètres encore et nous voila au MONTENEGRO. Les bouches de KOTOR toujours très belles avec des passages tout près de l'eau et nous sommes à KOTOR. Un immense paquebot de croisière bouche la vue mais heureusement il rembarque ses passagers et la petite ville retrouve son calme. Quelle honte que de voir ces monstres arriver dans des lieux qu'on voudrait être plus protégés !
KOTOR est vouée au tourisme et aux boutiques de souvenirs. Pas trop moches ! Les chats sont omni-présents et sont le symbole de la ville.



Mauvaise surprise ce matin, la roue arrière gauche est dégonflée. Bernard met la roue de secours à la place et nous partons à la recherche d'un dépanneur que nous trouvons assez vite. Rien de grave, c'est la valve qui fuit. Réparation vite faite, re-changement de la roue et nous partons tranquilles après avoir payé la modeste somme de 3 euros doublée par le pourboire... c'est un minimum !
La "route serpentine" qui va de KOTOR à  CETINJE était la seule qui existait avant. C'est une succession de virages en épingle à cheveux et elle monte de 0 à 1 000 m. en moins de 20 km. Les croisements sont difficiles. C'est maintenant une route très fréquentée par les motards. Les vues sur les bouches de KOTOR sont extraordinaires.




Nous trouvons un bon petit resto
à CETINGE. Les tables voisines sont occupées par des élèves de 7 ou 8 ans et c'est amusant de les voir dévorer des pizzas bien tartinées de ketchup, de les entendre rire et s'apostropher et on se rend compte qu'à cet âge là il y a déjà les meneurset les amuseurs.
Changement de pays, changement de niveau de vie. Ici les restos sont d'un prix raisonnable et nous avons goûté aux spécialités locales.

           

Dans nos voyages nous avons bivouaqué plusieurs fois à la marina de BAR, mais nous n'avons jamais visité le vieux BAR appelé aussi STARI BAR. Cette ancienne ville fortifiée, bâtie dans un site naturel est spectaculaire. C'est le plus grand site archéologique d’origine médiévale du Monténégro. Aujourd’hui en ruines et inhabitée, elle est l'occasion d'une visite intéressante et sportive. En parcourant ses ruelles bordées de figuiers et cyprès, on découvre les vestiges de plusieurs édifices publics et religieux. A l'entrée une sculpture du lion, symbole de Venise est en bonne place sur la muraille.
Pour la première fois nous entendons l'appel à la prière et apercevons 2 mosquées.
Et pour bien terminer la journée nous trouvons un petit camping en bord de mer, sous les oliviers avec tous les services, le calme et un accueil très chaleureux. Une précision importante, les oliviers sont très vieux et celui de la photo est l'ancêtre.




Grand rangement ce matin après une grosse lessive hier. Un peu de ménage aussi, mais il est vite fait.
Bernard a trouvé une petite route touristique qui longe le lac de SKODAR. Malheureusement cette route traverse des bois de châtaigniers et se révèle en très mauvais état, très étroite avec de grandes difficultés pour se croiser. Nous nous arrêtons en route pour faire des courses et rencontrons un couple de cyclistes français et leurs trois garçons. Il sont partis d'Athènes et leur retour en Savoie est prévu pour la rentrée scolaire. Belle rencontre et bon moment passés avec eux à parler... devinez... voyages ! Nous avons une pensée pour nos amis Colette et Philippe qui sont allés en Mongolie à vélo puis en Amérique du Sud quelques années plus tard. Grande admiration et grand respect pour ces voyageurs admirables.



Aujourd'hui repas de spécialités de poissons au bord du lac. Excellent ! Au Monténégro l'accueil est plus chaleureux qu'en Croatie et il y a très peu d'interdiction de stationnement pour nous.
Et là nous sommes stupéfaits. Un train de voyageurs traverse la route. Il y a juste un stop pour les automobilistes, la barrière est levée et les feux de signalement ne fonctionnent pas. Il ne va pas très vite mais quand même. Il repassera en sens inverse et un train de marchandises suivra avec la barrière toujours levée.



Ce sera la journée des rencontres. Tout d'abord un couple avec deux jeunes filles ados avec qui nous passons un grand moment à échanger et à  parler  voyages bien sûr et équipements de nos véhicules. Arrive ensuite un autre couple avec deux jeune garçons et la conversation se poursuit sur les visites effectuées ou à venir et on ne voit pas le temps passer.
Direction le monastère d'OSTROG visible de loin, tâche blanche au flanc de la montagne. La visite sera pour demain.
Dernière rencontre de la journée, un jeune couple qui profite d'une demi-année sabbatique pour visiter les Balkans et la Turquie.
Belle journée, belles rencontre et bons échanges.

Nous dormons sur le parking du monastère d'OSTROG. Ce monastère, dédié à Saint-Basile est le plus grand lieu de pèlerinage du Monténégro.
Depuis sa construction qui remonte au 17ème siècle, il s’est révélé être le point de rencontre entre catholiques, orthodoxes et même musulmans grâce à Saint Basile qui voulait l'union entre les religions.
Basile a été fortement opprimé par ses ennemis en particulier par les Turcs et il a rejoint Ostrog où il a mené une vis d'ascète. Il est mort en 1671 et on a retrouvé son corps qui avait "la couleur de la cire et dégageait un parfum semblable à celui du basilic".

Un escalier très abrupt nous conduit au monastère. Arrivés sur le parvis nous admirons le très beau bâtiment
blanc encastré dans la falaise.



Nous suivons les pèlerins et entrons dans une grotte très sombre dont les murs sont entièrement peints et qui renferme le cercueil de Saint Basile. Ce saint est très vénéré ici et il a accompli de nonbreux miracles. Nous avançons pas à pas et arrivés devant le cercueil les fidèles font des offrandes et embrassent une icône.
Nous montons encore des escaliers encastrés dans la roche et arrivons au niveau d'une deuxième grotte dont les murs sont également couverts de peintures.
De magnifiques mosaïques ornent les murs de la salle supérieure. Elles sont d'une grande finesse et s'adatent aux formes de la grotte.



Quand nous redescendons sur le parvis les pèlerins arrivent très nombreux. Aujourd'hui 21 mai est jour de fête nationale et jour férié ce qui explique peut-être cette affluence.
Ce qui nous surprend est qu'ils s'installent sur les couvertures apportées par le personnel du monastère. Certains avaient passé la nuit ici mais on ne comprend pas pourquoi cette installation en milieu de matinée. Le barrage de la langue empêche de tout comprendre.
La ferveur est intense et nous nous faisons très discrets, nous qui sommes là en spectateurs.

  
 
Albanie - du 23 au 4 juin

La frontière entre Monténégro et Albanie est un peu longue à passer.
Premières photos : une vendeuse de figues, huile d'olives, miel et autres à la frontière et un paysan avec son âne et sa charrette qui va ramasser son foin.



Arrivés à Shkodra nous retirons des leks (monnaie locale) et achetons une carte Sim. Free ne nous accompagne pas en Albanie contrairement à la Chine. Les accords passés entre fournisseurs d'accès en sont la cause.
Au nord de la ville, à quelques kilomètres le pont de Mes est donné pour le plus beau pont ottoman des Balkans. Construit en 1770 il mesure 108 m. de long et possède 13 arches dont le plus haute mesure 14m. de haut. Il est magnifique !



Arrivés en fin d'après-midi à KRUJ
E nous trouvons un bon bivouac et partons visiter la ville le lendemain matin. Cette ville est bâtie que la colline et la montée est dure pour arriver au château. Il en reste surtout des ruines et l'espace à l'intérieur du mur d'enceinte est occupé par des restaurants ou des bistrots. Un endroit plus intime est le "tekke" où reposent des derviches tourneurs. Le musée Skanderberg est récent, les salles sont bien documentées et les objets et peintures présentées sont bien mis en valeur.




Notre prochaine étape est TIRANA la capitale où nous arrivons en fin de journée. Nous allons faire un petit tour en ville. La finale de la Ligue Europa de football entre les Italiens de l'AS Rome et les Néerlandais de Rotterdam a lieu demain et les supporters sont en pleine forme !



Nous avons pour voisins un couple avec 3 jeunes garçons. A leur retour d'une grande journée en ville nous passons un bon moment à parler de nos voyages. Ils sont partis pour une année "en récréation autour du monde" tout d'abord vers le nord et les pays scandinaves puis la Turquie et les Balkans. Une belle pause et une belle expérience ! Et pour nous encore une belle rencontre. Ce sont eux qui nous ont informés de la finale de foot et du fait que les rues seront interdites aux véhicules pendant la journée de la finale.  Nous décidons d'aller passer la journée en bord de mer et de revenir visiter Tirana plus tard.
En premier nous allons vers le cap de REDON dont le site est cité comme incontournable par "lonely planet". Grosse déception, il y a de nombreuses usines et l'accès se fait par une piste complètement défoncée. Des blockhaus ont été construits sous la dictature d'Hoxhoa (1946 - 1985) environ 700 000 soit 1 pour 4 habitants. Il craignait une attaque soviétique après avoir été l'allié de l'URSS.



Nous visitons DURRES qui est la deuxième ville et le premier port d'Albanie.  Une immense statue de NEPTUNE  occupe un rond point vers le front de mer. Le trident le symbolise ainsi que les chevaux dont le corps se termine en corps de dauphin.



Une petite rue est célèbre pour ses peintures murales d'artistes locaux. Il n'en reste que quelques unes en assez bon état.



L'amphithéâtre datant de II° siècle est dans un état déplorable. Il ne paraît pas protégé des intempéries et la visite est très rapide. A signaler des couloirs qui sont encore praticables et des mosaïques dans ce qui était une chapelle construite au VI° siècle.



Une autre "sculpture" est en pleine installation mais pour le moment elle nous laisse dubitatifs.
A l'image de beaucoup de pays dans le monde les parties d'échecs se disputent dans la rue.



Les albanais possèdent de belles voitures, beaucoup de Mercédès, BMW, Audi pour l'essentiel. Leur niveau de vie n'est pourtant pas très élevé, moins de 400 euros par mois...
Sur la route nous croisons quelques ânes qui aident aux travaux des champs. Au sud de Tirana les serres sont nombreuses, les arbres fruitiers également. Les oliviers sont cultivés jusqu'en haut des collines. Contrairement aux pays traversés jusqu'à présent les terres sont majoritairement travaillées.

BERAT est un site très visité par les albanais et par les touristes. La citadelle trône sur les hauteurs de la ville et on y accède par une rue pavée qui n'en finit pas, plus d'un kilomètre de montée. Cette citadelle est habitée et on parcourt ses ruelles tortueuses qui forment un véritable dédale.



Le point le plus important est la cathédrale de la Dormition de la Vierge. C'est la seule église qui n'a pas été laissée à l'abandon pendant la période d'athéisme d'état après 1967. Elle referme un splendide iconostase intégrant des icônes d'ONUFRI qui est un grand maître pour la peinture d'icônes.
Il appartenait à un groupe d'artistes du XVI° siècle et un musée attenant à cette cathédrale lui est d'ailleurs consacré. Le chœur est couvert de peintures et les bancs sont sculptés.



Une seconde muraille abrite les vestiges de la Mosquée Rouge et une immense citerne.
En sortant de cette muraille on découvre l'église de la Sainte-Trinité.


 
Dans la ville le palais du Roi est en rénovation. Il est voisin de la mosquée des Célibataires.



Sur l'autre rive du fleuve se trouve le quartier ottoman avec ses maisons blanches aux multiples fenêtres, quartier très bien conservé.



Et ici une fois encore une belle rencontre, une famille belge avec 3 enfants. Ils préparent un grand voyage jusqu'en Thaïlande avec un véhicule qu'ils sont en train d'aménager. Pour le moment ils voyagent en camping-car classique pour tester les conditions d'une vie de nomades. Toujours des échanges très intéressants. Quelle est leur motivation, combien de temps seront-ils sur la route, quelle est la réaction des enfants. Pour eux c'est un vrai changement de mode de vie qui est envisagé. On va les suivre sur youtube.

TIRANA, capitale de l’Albanie
est la ville la plus peuplée du pays. BUNK'ART 2 est un ancien bunker transformé en musée sur le régime totalitaire d’Hoxha. On parcourt de longs couloirs souterrains et des salles exposent les méthodes d'espionnage de la population et son contrôle.  La Maison des Feuilles est l’ancien siège de la Sigurimi, la police de renseignements albanaise. Reconvertie en musée depuis 2017, c’est ici aussi un lieu essentiel pour comprendre l’ampleur de l’espionnage massif de la population sous la dictature. Les différentes salles d’exposition présentent du matériel d’écoutes téléphoniques, des appareils photographiques, des micro miniatures. Dans ces murs ont eu lieu de nombreux interrogatoires sous la torture et des exécutions de victimes sans aucun procès.





La place Skandenberg est immense, c'est le cœur de le ville. Des immeubles d'architecture très contemporaine côtoient d'anciennes églises et mosquées. 



Au sud de TIRANA le château de
PETRELA domine la vallée. On l'aperçoit de la route et hop ! on prend la route qui y conduit. Ce château faisait partie du système de défense du château de KRUJE. Ils communiquaient entre eux à l'aide de feux. Il est transformé en restaurant.




Le prochain bivouac nous approche de la Grotte Noire. Nous sommes à PELLUMBAS sur le parking du restaurant qui gère l'accès à cette grotte. Il propose des lampes et des casques. D'accord pour une lampe car la grotte noire porte bien son nom paraît-il... Nous empruntons un petit sentier difficile à repérer à certains endroits. Il monte et descend et parfois des marches permettent de passer des portions trop escarpées. Un peu difficile mais au bout d'une heure nous atteignons la grotte. L'entrée est très haute et elle est profonde de 360 m. Le sol devient vite très glissant et nous arrêtons notre exploration. Un bon repas de spécialités locales au resto nous remettra de notre grimpette.




Des tortues se promènent tranquillement sur le sentier et ne sont pas très peureuses. De belles cistes et des coquelicots foisonnent en bordure du chemin.



Nous assistons à une scène étonnante après ELBASAN. Le fleuve se sépare en 2 bras et sur la rive opposée à la route je vois un couple faire des acrobaties sur une plate-forme. Je regarde intriguée et je comprends qu'ils s'apprêtent à traverser l'eau avec une sorte de tyrolienne. Le temps de faire demi-tour avec une circulation ininterrompue ils ont déjà disparu. Dommage pour la vidéo que j'aurais pu réaliser.

Court crochet par la Macédoine pour faire le tour du lac d'OHRID. Les douaniers et policiers sont souriants et le passage est très rapide. Nous ne longeons pas le lac tout le temps et c'est bien dommage.
La ville d'OHRID est située en bord de lac. Les petites rues du centre sont très commerçantes et animées. C'est une ville agréable qui possède de nombreuses églises orthodoxes. Mais elle est bâtie sur une colline et nous n'arrêtons pas de monter et de descendre. La première église visitée est celle de la Mère-de-Dieu PERIVLEPTOS. C'est une église byzantine du XIII° siècle. Elle est entièrement couverte de fresques originelles d'une valeur inestimable. Interdiction de prendre des photos...
La deuxième est Sainte-Sophie qui est une cathédrale. L'intérieur est en très mauvais état. Elle est enclavée dans les maisons et c'est dommage.



L'église Saint-Jean de KANEO date du XIII° siècle également. Elles est située sur un promontoire au bord du lac ce qui lui donne beaucoup de charme. L'intérieur est minuscule et nous paraît sans intérêt. Nous retournons au camion par le sentier qui suit le lac, qui monte et qui descend bien sûr et nous arrivons en nage au parking. Les visites des villes se font à pied évidemment et nous marchons vraiment beaucoup, pas loin de 10 km à chaque fois et la chaleur ne facilite pas la balade.

Après une nuit très calme sur le parking du monastère de SAINT-NAUM au sud du lac d'Ohrid nous le visitons. Le lieu est immense et on traverse d'abord une allée bordée de petites boutiques de bijoux, des perles pour l'essentiel. Suivent des restaurants puis des loueurs de barques pour aller voir la source du Drin noir et enfin on entre dans la cour du monastère. Des paons jouent les vedettes et l'un d'eux nous fait admirer ses belles plumes. A l'intérieur de l'église tous les murs sont peints mais la majorité des fresques date des années 1800. Le lieu semble plus touristique que spirituel mais nous ne sommes pas en période de pèlerinage.
La frontière albanaise est toute proche et nous revoilà en Albanie.





Une petite halte à KORCE qui est une ville connue pour son bazar. Il est immense mais a été reconstruit en 2 015 et il manque beaucoup d'authenticité. Sa place centrale est réservée aux restaurants et l'animation est très agréable.
La journée suivante est une journée étape pour rejoindre GJIROKASTER. La route est épouventable. Elle est très étroite et quand le revêtement existe il est truffé de nids de poule et même de nids d'autruche. On parcourt environ 80 km dans ces conditions et le conducteur doit faire preuve de beaucoup de vigilance. C'est le région des troupeaux de moutons, certains sont en transhumance.  A un carrefour nous quittons la montagne où nous sommes restés autour de 1 000 m. et arrivons sur une route refaite de peu et c'est un vrai plaisir.

La visite de GJIROKASTER est difficile. Les sites à voir sont mal indiqués dans cette ville tout en montées et en descentes. Les maisons fortes étaient très nombreuses dans cette ville mais l'émigration et la pauvreté des habitants n'ont pas permis de les garder en bon état. On en visite malgré tout 2 : la maison SKENDULI qui a pour guide le propriétaire de ladite maison. Pendant le régime communiste sa maison a été transformée en musée ethnologique et elle lui a été rendue à la chute d'Hoxha. Notre guide parle en partie français, en partie italien et pour le reste un mélange de divers langages. Une citerne permet de recueillir l'eau de pluie qui est ensuite envoyée dans les diverses pièces de la maison. La maison compte 64 fenêtres, 9 cheminées, 6 toilettes et plusieurs hammams. Chambres d'hiver et chambres d'été - pièce réservée aux jeunes mariés,...
La deuxième visite est pour la maison ZAKATE. Elle est en meilleur état de conservation et le propriétaire nous laisse visiter seuls. Il est très accueillant et ravi de nous recevoir.
Le musée ethnographique est en chantier. Dommage ...




La citadelle nous oblige encore à monter par un escalier et un sentier assez rude !
Elle a été mainte fois remaniée. L'intérieur est très vaste et comprend de nombreux espaces en plein air. A l'intérieur une longue galerie est remplie de canons de la deuxième guerre mondiale. On arrive ensuite au musée de la Citadelle qui retrace l'histoire de la ville de la préhistoire à nos jours. L'expo est très complète et très bien construite.
Cela nous permet aussi de passer un moment au frais parce qu'à l'extérieur le thermomètre est monté jusqu'à 33 degrés !



Nos dernières visites albanaises seront pour l'OEIL BLEU et la cité de BUTRINT.

L'Oeil bleu, est une source souterraine qui doit son nom à sa couleur d'un bleu-vert éclatant.

Localisée à environ 45m de profondeur, l’eau jaillit des entrailles de la terre pour devenir rivière. Le sol de la région étant particulièrement calcaire, l’eau de la surface est d’un bleu très clair voire turquoise, alors que cette source profonde ressemble à une pupille bleue très foncée au milieu de ce bleu cristallin, d’où son nom.




Situés juste en face de CORFOU, les vestiges antiques et médiévaux de BUTRINT ont été inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco dès la chute du régime communiste albanais, en 1992. Les fortifications témoignent des différentes étapes de leur construction depuis l’époque de la colonie grecque jusqu’au Moyen Âge.





Nous avions un très bon bivouac à côté d'une petite chapelle orthodoxe. Le soir un berger est passé avec ses vaches. Il a tenue un grand discours à Bernard d'où il est ressorti qu'il voulait des cigarettes. Il viendra taper à la porte dans la nuit pour réclamer encore des cigarettes. Et encore le lendemain matin. C'est un tenace, mais c'était très amusant.

Aujourd'hui les étudiants défilent dans les rues avec des t-shirts blancs couverts de messages. On avait vu la même chose en Géorgie et au Kirghizstan - sans doute un rituel de fin d'année. Ils circulent en voiture, sont très bruyants et très nombreux et se rassemblent sur une place à la sortie de la ville sous la protection de la police.

En Albanie nous avons très souvent acheté des fruits et des légumes au bord de la route, essentiellement des fraises, des cerises et des tomates, tous excellents. Dans les villes il y a toujours des primeurs et là aussi les fruits et légumes sont excellents. La vie est moins chère que dans les pays déjà traversés et nous prenons nos repas de midi au restaurant. La carte bancaire est acceptée presque partout et le paiement en euros est souvent proposé. Le prix de gasoil est le même qu'en France.

GRECE - du 4 au 11 juin

Le jour suivant nous prenons le bac qui est plutôt une barge pour prendre la route de la Grèce.
Nous passons notre premier jour grec dans une petit port à lire et à ne rien faire, juste une taverne à midi. Mais nous sommes entre la mer et une lagune et nous allons subir une attaque massive de moustiques. Quelle nuit !

Nous partons pour IGOUMENITSA. Passage au bureau du port pour réserver un ferry pour CORFOU et un ferry pour retourner à ANCONE. D'abord l'Italie, mauvaise surprise pas d'open deck avant mi-juillet et la compagnie ANEK n'a pas de place avant fin juin ! Nous allons chez MINOAN qui nous propose un passage pour le 10 juin, pas d'open deck chez eux. Billets en poche nous allons à un autre terminal pour rejoindre Corfou. On nous presse pour payer et embarquer au ferry de 11 h.15 alors qu'il est 11 h.15. Une heure et demi plus tard nous sommes à CORFOU.



La vieille ville est très agréable. Une succession de rues étroites avec des dizaines de boutiques pour touristes, des restos, des glaciers. Mais aussi des places bordées d'arcades. Du monde mais pas la foule.



L'église byzantine sur l'île de PONTIKONISI est une image liée à CORFOU. Aujourd'hui est jour de baptême.



Le soir nous trouvons un bon bivouac près de la mer pour une nuit calme et quelques gouttes de pluie au matin. La température ne descendra quand même pas au-dessous de 34° dans la journée.

Nous n'avions pas anticipé cette visite de CORFOU et nous ne sommes pas bien documentés. On va essayer de ne pas louper des visites.
La première est pour une huilerie familiale. Nous visitons le musée qui possède une presse à bras très ancienne et très rare. Suivent des presses plus classiques et nous terminons la visite par l'usine moderne.
Un passage par le magasin où nous goûtons différentes huiles pour choisir la meilleure ! sinon pourquoi visiter une huilerie de qualité !



Ce soir un bon bivouac face à la mer. Nous en profitons pour prendre un bon bain. Le bonheur !
La nuit a été moins chaude et nous retrouvons de l'énergie.

A CORFOU hormis la route principale qui traverse l'île, les routes sont très étroites et en mauvais état. Mais les conducteurs sont respectueux des autres et ils se garent toujours pour nous laisser passer. Il est difficile de suivre le bord de mer parce que la route dessert les villages à partir de cette route principale et qu'il n'y a pas de liaison par la mer. L'île est couverte de végétation, des oliviers surtout mais aussi des orangers, du maïs, des cultures maraîchères et aussi des petits jardins potagers.

Un autre bon bivouac en bord de mer, quasiment sur la plage et un autre bain. L'endroit est familial, Moustaki chante, le coucher de soleil est splendide et tout va bien. Malheureusement nouvelle attaque de moustiques mais cette fois-ci nous sommes armés !

Nous continuons le tour de l'île. La route littorale est toujours difficile et me donne des angoisses. Les parkings ne sont pas adaptés à nos véhicules. On profite malgré tout des paysages et de cette belle mer turquoise.

Le canal d'Amour est un lieu très réputé. La plage est entourée d'étranges formations
de grès qui forment un long canal étroit à l'intérieur des terres.


 
La plage est très petite et je ne comprends pas l'intérêt de se serrer sur ce bout de sable. Le ramassage des ordures est un problème sur l'île, les containers débordent et ici les déchets ne sont pas loin.




Ce soir bon bivouac dans un petit port très calme et coucher de soleil d'hier soir.