La Sardaigne possède des sites exceptionnels et
exclusivement sardes, ce sont les NURAGHE. Oups, c’est quoi ?
La civilisation nuragique est née autour du 18° siècle avant
J.C. Nous n’avons aucun témoignage écrit de cette période et on peut penser que
ces peuples ne connaissaient pas l’écriture.
Les spécialistes pensent que ces peuples ne venaient pas de
l’extérieur et qu’ils étaient des sardes.
Ils eurent le besoin de protéger les
habitants en construisant sur les hauteurs des habitations solides.
Le nuraghe est une tour construite avec des blocs de pierre
sans ciment qui s’encastrent parfaitement et sont donc très stables. A l’intérieur
de cette tour se trouvent une ou plusieurs chambres superposées et couvertes
par une fausse voûte (ils ne connaissaient pas la clé de voûte).D’autres pièces
pouvaient s’articuler autour de cet espace réunies par des couloirs ou des
escaliers très étroits. On peut y trouver aussi des puits ou des silos pour
conserver la nourriture.
Chaque communauté nuragique menait sa propre vie dans la
limite de son territoire. La population vivait dans les villages constitués de
cabanes de pierre recouvertes d’un toit fait de branchages et proches de la tour.
Le Nuraghe Santu Antine est
le plus important de la vallée des
nuraghes de Torralba. Il remonte
à l’âge de Bronze et est constitué d’une
tour centrale de 17 mètres de hauteur entourée d’une enceinte construite à l’époque
suivante.
Les blocs de basalte composent toute la structure et deviennent plus petits
lorsqu’ils approchent du haut des tours.
Le nuraghe est divisé en deux niveaux, accessibles par un escalier
interne.
A proximité du nuraghe on peut observer
les restes des habitations de l’ancien village.
Les tombes
de géants sont construites avec des blocs de basalte disposés en rangée, à l’intérieur
desquels s’ouvre un long couloir étroit. Ce couloir est précédé par un haut mur
incurvé.
La
particularité de ce site est la présence de 6 bétyles qui sont des
pierres de forme conique pouvant évoquer des divinités protectrices des
défunts. Trois d’entre elles ont des protubérances qui ressemblent à des seins.
Le village
est constitué de maisons rondes qui étaient couvertes de paille et de terre, disposées sous
la tour nuragique.
Arrêt dans
le village de TINNURA où Pina Monne a peint les murs de scènes
relatant la vie paysanne.
Nous rejoignons
BOSA, ville au bord d’un canal qui se jette dans la mer. Les murs sont
très colorés et le centre-ville constitué de nombreuses ruelles qui montent
jusqu’au château.
Samedi 16 octobre.
Après une bonne nuit au
bord du golfe d’Oristano nous allons
à la pointe de Tharros où se situe une aire archéologique qui est plutôt un
champ de ruines d’où émergent 2 colonnes bien conservées.
Une église d’origine
byzantine, la plus ancienne de l’île, 6° - 11° siècle avant JC, a remplacé la nécropole
phénicienne de Tharros.
Un aller-retour à la tour
espagnole nous fait profiter d’un magnifique panorama sur le site et la pointe
de la côte. Un artisan travaille le cuir et c’est très intéressant de le voir
faire.
La ville d’Oristano est
déserte et peu animée ce samedi et le tour en est vite fait.
Dimanche 17 octobre
Nous attendons l’ouverture
du Musée Civico Giovanni Marongiu à
Cabras.
Ce musée très moderne
renferme le patrimoine de la région du Golfe d’Oristano, dans l’ordre chronologique.
Il est le seul en Sardaigne à posséder des statues géantes d’un site nuragique
qui sont présentées avec une animation 3D.
On
peut y voir également quelques-uns des lingots de plomb provenant d’une
galère romaine coulée près d’ici au 1er siècle avant JC.
Nous allons ensuite voir
l’arche, S'Architu, qui est découpée dans une falaise bordant la mer. Elle mesure 9 m. de haut.
Nous avions décidé de ne
plus visiter de site nuragique mais Su
Nuraxi est annoncé comme étant la plus grande forteresse nuragique de l’île
Le site a été recouvert
pendant des siècles d’une épaisse couche de terre et il n’a été mis à jour que
dans les années 1950. C’est dire qu’il a été bien conservé. Nous arrivons par le
village dont il ne reste que les soubassements des maisons, au nombre d'environ 200 et
toutes circulaires.
Ensuite la forteresse qui
se compose d’un donjon ou nuraghe, qui devait atteindre 19 m. de hauteur, entouré
par 4 tours. Dans la cour un puits de 15 m. de profondeur construit sur une veine
d’eau et toujours alimenté.
Plus tard 4 tours furent ajoutées autour du nuraghe
pour le consolider.
Lundi 18 octobre
Après une bonne nuit sur
le site nous retournons vers le bord de mer.
Et c’est le jour des
sites fermés…
Tout d’abord Tuili avec son musée de l’huile et des
instruments de musique sardes. Portes closes. Une charmante habitante va tout faire
pour nous donner satisfaction. Elle appelle plusieurs personnes pour avoir des
infos, elle court dans le village et revient tout essoufflée puis nous propose
d’appeler le numéro 1 de la commune. Nous la remercions chaleureusement et
reprenons notre route après avoir vu la petite église proche qui renferme des statues très typiques de l'Italie.
Ensuite la mine de Montevecchio d’où on extrayait
le zinc. Cette mine a fermé en 1981.
On peut voir les
bâtiments des mines et les ruines des humbles maisons des
ouvriers en passant par les luxueux édifices de la direction. Et ici aussi,
site fermé !
Bon allons faire un tour
au bord de la mer aux Piscinas. Sur
la côte Verte ce sont des dunes de plusieurs dizaines de mètres de haut qui
bordent le littoral.
Certaines sont recouvertes d’une abondante végétation.
De la mine de Laveria Brassey ne subsiste sur la route que des bâtiments en ruine.
Mardi 19 octobre
Le démarrage est un peu
lent ce matin… mais la chance est avec nous.
Le musée de Carbonia, gigantesque mine de charbon
exploitée de 1937 à 1971 est ouvert.
Mussolini est venu inaugurer
cette mine et encourager la production qui a atteint 1, 4 millions de tonnes en
1945-1946 soit 10% de la production nationale et qui employait jusqu’à 18 000 personnes.
Les cartes d’identité des
mineurs et leurs plaques d’identité sont exposées ainsi que les jetons qu’ils
échangeaient contre leur lampe.
On descend dans les
entrailles de la mine où les principaux outils servant à la production sont
exposés.
La route nous conduit sur
l’île Sant’Antioco qui est au sud de la Sardaigne. Visite de la Basilique di
Sant’Antioco et d’une petite partie des catacombes.
La ville n’est pas très
animée, encore une fois, sans doute parce que nous sommes hors saison.
Le bord de mer est très
agréable, un pêcheur trie le poisson et la pêche a été bonne.
Nous faisons le tour de l’île Sant’Antico et un arrêt sur un
marché local où un sympathique producteur nous fait goûter fromages,
charcuteries, olives, vin muscat et même un coup de liqueur locale. Nous
remplissons notre sac de bons légumes de la région.
Nous bivouaquons sur le
site de Nora pour être prêts de bonne heure demain matin.
Nous passons un excellent
moment avec des amis de l’association que le hasard met de temps en temps sur
notre route.
Jeudi 21 octobre
Nous partons visiter le site de Nora à 10 heures. Pour ce
qui en est de le visiter de bonne heure c’est loupé !
Ce site a d’abord été
occupé par les Phéniciens dès le 8ème
siècle av. J.-C.
Elle a ensuite été sous
domination carthaginoise.
Parmi les vestiges les
plus importants on peut citer le théâtre, les thermes, le temple de Tanit, des
maisons patriciennes avec de belles mosaïques.
Cagliari,
la capitale sarde s’étend au bord de la mer. La citadelle
domine la ville. Dans son enceinte se trouve la cathédrale Santa Maria.
L’intérieur,
décoré de marbre polychrome, est de style baroque. La crypte est
impressionnante de marbre et de décorations. Des petites rues partent
de
cet édifice et c’est là que nous trouvons un excellent restaurant de
spécialités. Nous souhaitons visiter le musée de la cire anatomique
mais il est
fermé pour cause de Covid.
Nous quittons Cagliari
pour San Sperate où l’artiste
Pinuccio Sciola expose plus de 700 sculptures dont certaines émettent d’étranges
sons quand on les effleure.
Vendredi 22 octobre
Hier soir nous avons
potassé les guides et découvert « Automno
in Barbagia ». Une recherche sur le net et nous trouvons que cette
manifestation régionale typique aura lieu ce week-end à Ottana. Alors, direction Ottana.
Nous prenons les petites
routes intérieures de l’île et les tournants se succèdent à mesure qu’on prend
de l’altitude.
Un arrêt à Biru’ E Cancas pour voir des menhirs
plantés sur une colline couverte de chênes lièges. Et oui, comme en Bretagne ! Il y en a paraît-il
des centaines. Nous en voyons quelques-uns.
Le portail principal est fermé et
on escalade le mur par une échelle en bois…
Le vin de Sogorno, le
Mandrolisai est réputé dans la région et les vignes alentour ont une belle couleur
d’automne.
Arrivée à Ottana
où nous
sommes prêts pour participer demain à la fête. Nous n'avons parcouru
que 150 km environ soit près la moitié de l'île qui mesure 270 km de long et
145 de large.
Samedi 23 octobre
A Ottana la fête démarre tout doucement à partir de 11 heures.
Les personnages centraux
de cette fête sont Boe, Merdule et Sa Filonzana.
Boe porte un masque en bois qui représente un bœuf avec de longues
cornes. Il porte un groupe de cloches sur l’épaule pesant environ 30 kg mais
parfois plus. Il les fait tinter en sautant et c'est un exercice très physique.
Merdule est le gardien des bœufs qu’il essaie de contrôler tout au
long de la parade. Il est couvert de peaux de mouton et porte un masque qui a
les traits déformés d’un vieillard.
Sa Filonzana est le seul personnage féminin du carnaval. C’est un
homme déguisé en femme. Il est vieux, bossu et boiteux et file la laine. Le fil
est la vie que Sa Filonzana s’apprête à couper avec une paire de ciseaux pendue à son
cou, référence à la Parque grecque.
Des « cortes »
ou boutiques sont ouvertes dans les rues du bourg proposant de l’artisanat
local : fabrication de masques en bois, travail du métal ; des dégustations
diverses : huile d’olive, miel, et bien sûr des bars, des points de
restauration rapide,…
L’ambiance est très
familiale et sympathique.
Dimanche 24 octobre
Nous redescendons vers la
mer. La pluie nous accompagne et par moment des ruisseaux boueux traversent la
route. Il ne fait pas un temps à visiter. Les routes sont très tortueuses et demandent
toute l’attention du conducteur.
Très bon bivouac au bord
de mer.
Lundi 25 octobre
La journée ne sera pas
meilleure que celle d’hier ! Aussi nous passons à mardi !
Mardi 26 octobre
Après avoir dormi sur une
petite place d’un village, un lieu trouvé par hasard et après avoir cherché
longtemps nous nous réveillons avec le soleil.
Les villages sont accrochés
à flanc de montagne et font des taches de couleur au milieu de la végétation de
chênes pour l’essentiel.
A Ulassai nous visitons
la Su Marmuri Cooperativa Tessile Artigiana. Des femmes aux doigts de fée
manient des métiers datant de plus d’un siècle et tissent du linge de maison
superbe.
Nous avons droit à une démonstration et nous sommes impressionnés par
ce méticuleux travail de patience.
La route monte rapidement
et nous découvrons de magnifiques vues panoramiques. Le soleil est revenu et
tout va bien.
Arbatax est une station
en bord de mer. C’est également un port important avec des chantiers navals en
pleine activité. Les Rocce rosse, rochers rouges comme son nom italien l’indique
sont une belle surprise en arrivant sur la plage.
Nous reprenons la route
de montagne toujours aussi spectaculaire.
Et surprise, nous tombons
sur des chevaux sauvages, égarés mais pas affolés, sur la route. Des sangliers peu
farouches leur tiennent compagnie mais ils ne veulent pas poser pour la photographe…
Il y a également des moutons et plus loin des vaches.
Mercredi 27 octobre
Jeudi 28 octobre
Il pleut… nous avions
prévu 2 journées de rando et c’est… à l’eau !
Nous essayons de passer
le temps au mieux mais c’est difficile avec beaucoup de sites fermés et un bord
de mer désert.
En cherchant à nous ravitailler
en eau, nous arrivons sur une carrière de marbre. Elle est d’une étendue
immense et toute la colline semble exploitée. C’est impressionnant.
Samedi 30 octobre
Départ pour le deuxième
site : le canyon Gorropu. Le
sentier est plus facile que celui qui va à Tiscali mais il comporte malgré tout
des passages sportifs. Il longe le riu
Flamineddu et s’élève doucement jusqu’au canyon dont les parois verticales s’élèvent
jusqu’à 500 m. au-dessus de nos têtes. C’est une des gorges les plus profondes
d’Europe. Possibilité de trois circuits dans le canyon mais nos deux journées
de marche nous ont coupé les pattes…
Le gardien du parking a
ouvert pour le week-end. Beaucoup d’italiens en camping-car ou en voiture sont
venus pour faire cette rando.
Une bonne bière à la
pression nous aide à nous remettre en forme.
Lundi 1er novembre
Un autre site nuragique :
La tombe des géants de Lu Coddu Vecchio et
le nuraghe de La Prisgiona.
Le tombeau
est parfaitement conservé (1800 – 1600 av. J.-C.) La
stèle mesure 4 m. de hauteur. Une petite porte au pied de la stèle
permet de déposer des offrandes. A l’arrière le tombau proprement dit,
une allée couverte
d’une dizaine de mètres de long servait probablement de sépulture
collective
cette fois encore.
Le nuraghe est distant de quelques centaines de mètres. Bâti sur le
même plan que ceux que nous avons déjà visités, il comprend un donjon ainsi qu’une
cour renfermant un puits, les vestiges d’une salle de réunion et de nombreuses
habitations toujours rondes.
La pluie nous a laissé le
temps de la visite et elle recommence à tomber… Un excellent resto de
spécialités sardes nous permet de passer un bon moment.
Mardi 2 novembre
La nuit a été agitée.
Nous avions trouvé un bon bivouac au port de plaisance très calme en ce moment.
Mais le vent s’est levé et s’est mis à souffler par rafales. Le camion tanguait
au gré des coups de vent. On a changé de place et on a trouvé un endroit
abrité. Malheureusement le vent a tourné et on a subi à nouveau la danse du
vent.
Ce matin montée au rocher
appelé le « Cabo d’Orso » ou cap de l’Ours. Il doit son nom à sa forme
qui évoquerait un ours… C’est le dernier jour d’ouverture. Ouf ! On a de
la chance. Mais le parking qui est privé est fermé et se garer dans cet impasse
est très difficile. Un panneau indique qu’il est interdit de monter en nu-pieds.
C’est la première fois que je vois ce genre d’interdiction. La gardienne nous
met en garde contre le vent et c’est vrai que tout là-haut nous sommes
chahutés. Elle viendra d’ailleurs interdire certains passages. Au retour elle
nous offre un paquet de bonbons. C’est une tradition en ce jour de la fête des
Morts où on se souvient de ceux qui nous ont quittés. Quel est le rapport
entre les bonbons et les morts ?
Nous allons à l’embarcadère
et prenons le ferry pour l’île de la Maddalena. La traversée dure 20 minutes.
Nous faisons le tour de l’île dans l’après-midi. Nous sommes vraiment hors
saison et c’est tristounet.
Mercredi 3 novembre
Ouf ! La maison de Garibaldi est ouverte.
Nous sommes accueillis
par une famille de sangliers. La mère et les petits s’approchent de nous en
quête de nourriture. Le père reste en retrait et grogne. Ils ne sont pas très
impressionnants. Il y a sur ce parking des gamelles pour les chats et la harde
doit partager avec eux.
L’année suivant son
retour d’exil en 1854, Garibaldi acheta la moitié nord de l’île Caprera où il entreprit la construction de la maison
principale, la Casa Bianca. Il y vécut
avec sa deuxième femme Francesca, et ses enfants.
A la fin de sa vie il
souffrait d'arthrite et se déplaçait en fauteuil. Il mourut dans la Casa Bianca le 2 juin 1882. Son corps repose
dans un sarcophage en pierre fermé par un imposant bloc de granit blanc, à côté
de la tombe de Francesca et de cinq de ses enfants.
Nous quittons l’île de La
Maddalena et suivons la côte avec un arrêt à Costa Pariso, un domaine privé aux
maisons étagées sur la colline et jusqu’à la mer.
Quelques kilomètres et nous
sommes à Targu. L’église Notre Dame
présente une façade de colonnettes blanches et un très gracieux décor floral
blanc qui tranchent sur la pierre rouge de l’église.
Vendredi 5 novembre
Nous quittons notre
bivouac au port de Castelsardo pour
aller voir quelques sites archéologiques près de Tempio Pausania. Sur la route le rocher dit de l’éléphant mérite un
détour.
Le nuraghe Majori a l’originalité d’abriter une colonie de petites
chauve-souris d’une espèce protégée devenue très rare et ceci d’avril à octobre.
Nous faisons fausse route pour aller à la tombe des géants Pascaredda. La direction en est donnée mais pas d’indication de parking, alors on suit la petite route qui finit en très petite route et il faut tout refaire en marche arrière. Cette tombe a pour particularité que le couloir a conservé sa forme de tumulus c’est-à-dire qu’il est resté couvert de terre.
La région de Tempio
Pausania est couverte de chênes lièges. L’exploitation du liège est omniprésente
essentiellement à Calangianus. On s’en
rend compte tout d’abord parce que les arbres ont un tronc rouge jusqu’à hauteur
des branches ce qui indique qu’ils ont été écorcés et ensuite parce qu’il existe
de nombreuses usines qui traitent le liège. Le musée du liège est malheureusement
fermé.
Samedi 6 novembre
Nuit tranquille en face
de la caserne des carabinieri à Sassari.
Ce matin il fait soleil et nous partons pour la visite de la ville.
Les points d’intérêt sont
regroupés au centre de la ville vers le Duomo
di San Nicola et le corso Vittorio Emanuele II.
La
cathédrale de Sassari affiche une façade baroque du 18e très chargée en
sculptures, bas-reliefs, frises et statues. Le clocher octogonal date de 1756.
Le corso Vittorio Emanuele II est la principale artère du centre historique. Dans le
haut de la rue les boutiques de luxe se côtoient et plus on descend plus le
standing diminue.
La fontaine de Rosello de style Renaissance est donnée comme étant le symbole de
la ville. On y venait de tout Sassari pour chercher l’eau qui était réputée la
plus pure qu'il soit.
Le
tour de ville se termine par les 3 places principales… sans grand intérêt.
La
ville dans son ensemble donne une impression de pauvreté et on croise beaucoup
de miséreux. Les lieux d’entraide sont nombreux.
On
rejoint le bord de mer pour passer la nuit.
Dimanche 7 novembre
Nous sautons au-dessus
des siècles et de l’ère nuragique de 1 500 avant J.-C. nous allons à l’époque
romane de 1 100 après J.-C.
Ozieri - Sant'Antioco di Bisarcio nous surprend par sa grande
beauté atypique. Elle s'élève au sommet d'un éperon, en pleine campagne. Les
pierres de façade rouges et noires produisent de beaux effets de couleur.
L’église antérieure à 1 090, a été détruite par un incendie. Le reste a été reconstruit
entre le milieu du 12ème et le début du 13ème siècle. La façade asymétrique à
deux étages est un exemple unique dans l'architecture médiévale de l'île.
Au 2ème
étage se situaient les appartements de l’évêque.
L’église est dédiée à
Sant’Antioco qui est venu de Mauritanie et qui est le saint patron de la
Sardaigne.
Il reste que nous avons
eu du beau temps, que nous avons découvert la civilisation nuragique et que
cela nous a donné envie de repartir.