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les bivouacs sont dans les infos pratiques



Nous allons arriver dans une zone qui regroupe l'Iran, l'Afghanistan et
le Pakistan.
Lundi 5 novembre :
Entrée au Pakistan, à Taftan.
Nous avons l'aide d'Hamid (voir pages pratiques) pour sortir d'Iran.
Au Pakistan nous sommes accompagnés d'un bureau à l'autre de façon très
aimable.
Nous sommes ensuite parqués dans la cour d'un poste de police avec
interdiction de mettre le nez dehors jusqu'à demain matin.
Demain l'escorte nous accompagnera à Dalbandin, à 300 km d'ici.
Mardi 6 novembre :
Notre escorte est en retard et nous partons vers 8 h.30
Nous roulons en convoi avec les 2 couples de motards de Malaisie.
L'escorte changera 6 fois pendant ses 300 km et nos passeports seront
contrôlés à une douzaine de check-points.
Nous sommes précédés par un pick-up avec à bord un policier armé d'une
kalachnikov. Nous aurons aussi une moto qui peine à nous suivre et le
policier armé sera dans le camion de Gisèle et Gérard.
Peu avant Dalbandin les policiers montent dans la benne du pick-up et
nous tournons très rapidement dans la rue de l'hôtel. Le portail est
ensuite verrouillé et nous avons l'interdiction de mettre le nez
dehors. Nous prenons le repas du soir au resto de l'hôtel en présence
de la police qui nous raccompagne à nos camions.

Notre premier bivouac dans la cour de la police de Taftan. et notre
premier "escorteur".

passage
dans les
dunes
poste de police



Mercredi
7 novembre :
L'escorte part à 9 h.30 et nous allons en changer près de 15 fois.
L'organisation est bonne puisque nous n'attendrons pas à chaque
changement.
Au départ de l’hôtel un policier va voir si la route est libre puis ils
bloquent
la circulation dans les 2 sens et nous partons. J'oubliais : conduite à
gauche.
La traversée des villages suscite beaucoup d'intérêt de la part des
habitants,
des hommes en majorité, où sont les femmes ?

Des écoliers sortent du collège avec la kawar chemiz noire et des
cahiers sous
le bras.
Le plein est fait dans une station service mais avec des bidons.

Paysage de
dunes puis c'est la montagne, mais la région est toujours
désertique. Il y a malgré tout quelques habitations en moins mauvais
état
qu'hier.



Nos escortes sont parfois de vrais escargots et la nuit arrive avant
Quetta.
La dernière escorte est très musclée, des policiers avec le casque
lourd, la
kalach et le révolver dans la main ... pas très rassurant tout ça. Ils
sont une
bonne dizaine à moto et arrêtent les flots de voitures à chaque
carrefour. Tout
le monde obtempère sans broncher.
Ils nous accompagnent jusqu'à l'hôtel et restent en cercle autour de
nous à la
réception toujours aussi déterminés et ne partiront que quand tout sera
sous contrôle
de l'hôtelier.
Jeudi 8 novembre :
Nous allons dans les bureaux pour obtenir le NOC (No Objection
Certificate)
exigé pour traverser le Baloutchistan, cette région du Pakistan où nous
avons
déjà parcouru plus de 600 km.
Nous avons droit à une escorte armée, dans un pick-up où ils entassent
les 10
touristes. Nous avons toujours nos 4 malaisiens comme compagnons de
voyage.
Un des policiers a monté sa kalach sur le toit et observe à la ronde
pendant
qu'un autre est sur les ridelles.
Le personnel est très accueillant et ils sont bientôt 9 dans le bureau
mais pas
d'inquiétude il n'y en a que 2 qui bossent. Dans un coin de la pièce le
repas
se prépare, par terre, et une bonne odeur nous flatte les narines. Mais
le NOC
est près au bout de 2 heures et nous sommes raccompagnés à notre hôtel
après
quelques emplettes faites pour nous par les policiers.
La dernière photo est la livraison des denrées à l'hôtel Bloom où nous
sommes.


Vendredi 9 novembre :
Nous avions demandé un départ matinal, le patron de l'hôtel nous avait
promis de partir à 6 h., nous sommes prêts à 6 h. et l'escorte tant
attendue arrive à ... 8h.00 ! Ils sont toujours aussi impressionnants
mais de jour ils sont plus cools et on fait photos et selfies !

Ensuite ils nous conduisent à la sortie de la ville, toujours aussi
efficaces et autoritaires.





Et c'est le ballet des escortes qui plafonnent à 45 km à l'heure
et nous mettons 4 h. pour parcourir 150 km.

Le paysage change et l'eau amène la vie et les cultures, et même des
baigneurs mais pas de baigneuses et toujours pas de femmes ou si peu !

Les camions sont de vraies œuvres
d'art et il y aura des photos prochainement.
Le fait de circuler en convoi nous limite pour prendre des photos mais
ce soir l'escorte est rentrée au Baloutchistan que nous avons
quitté et demain à nous la liberté.
Nous bivouaquons dans l'enceinte du "police head quarter". Notre
arrivée a créé un attroupement d'hommes et d'enfants. On nous offre le
thé et les enfants viennent nous serrer la main, même les filles et ils
se font prendre en photo. Un charmant moustachu costume Bernard et lui
offre le costume.
Belle soirée après des bivouacs pas très glamour.


Samedi 10 novembre :
Dès que nous bougeons les visiteurs arrivent. C'est encore l'occasion
de nombreux selfies et photos. Nous partons le plein d'eau fait, même
sur les chaussures de Bernard !
Le temps est brumeux sans doute parce que nous suivons la vallée de
l'Indus. Le fleuve permet les cultures : coton, maïs, canne à sucre,
riz,...
Et encore les escortes policières mais plus de check point. Nous
roulons doucement et arrivons de nuit sur une station service où nous
restons pour bivouaquer malgré les réticences de nos "anges gardiens".








Dimanche 11 novembre :
Encore la route avec nos nombreuses escortes. Ils avancent plus vite et
nous allons parcourir près de 400 km dans la journée.
Toujours la brume et la poussière. Les routes sont en assez bon état et
les autoroutes nombreuses.
La circulation est assez anarchique, on double à droite et à gauche
mais quand on a compris le fonctionnement on s'en sort plutôt bien.
Heureusement parce que nous roulons sans assurance, impossible d'en
acheter une au Pakistan.

Fabrique artisanale de sucre à partir de la canne à sucre.

Dimanche 12 novembre :
Nous venons de passer notre dernière nuit au Pakistan.
L'escorte policière devait être là à 8 h., elle n'est pas là, nous ne
l'attendons pas.
C'est bien dommage de ne pas avoir pu visiter ce pays mais nous n'avons
pas eu le choix. Dernières photos.



Les bouses collées au mur pour sécher serviront de
combustible.
Le boulanger et les nans
La sortie du Pakistan se fait rapidement. L'entrée en Inde est plus
longue, surtout au niveau du CPD (carnet de passage en douane).
Nous arrivons quand même à temps pour la cérémonie de fermeture de la
frontière entre ces deux pays.
C'est très spectaculaire et scénarisé. Pour chaque pays, des militaires
avancent d'un pas décidé, montrent leurs muscles et se plantent en face
des voisins.
Cela dure un moment puis les couleurs sont descendues, les drapeaux
pliés et les portes se ferment.
Une foule de centaines de spectateurs s'entassent sur les gradins et
hurlent "India !" en frappant dans leurs mains.



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