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INDE 4


Dimanche 27 janvier :
Ce matin nous partons à la recherche du lieu de ponte des tortues
olivâtres. Nous interrogeons les villageois vers l'endroit qui nous
semble bon et nous trouvons la plage. Pas de tortues ! Un élevage de
crevettes n'est pas très loin, nous le visitons et le manager nous dit
que la ponte a lieu la deuxième semaine de février. Trop tard pour
nous. Dommage. On nous montre des bébés crevettes de 10 jours dans une
bassine. Elles sont microscopiques. Elles sont consommables à l'âge de
3 mois mais ici ils ne s'occupent que des naissances.

Les femmes attendent le bus local. Les hijra (transsexuels,
hermaphrodites ou eunuques) sont considérés à la fois comme sacrés et
impurs. Ils seraient environ 1 million. Certains se marient, d'autres
se prostituent. Ils sont invités aux mariages parce que porteurs de
fertilité. Leurs pouvoirs inspirent par contrecoup de la méfiance.

Nombreux mariages ce jour. Il y a des jours favorables décidés par des
oracles et c'est le cas aujourd'hui. Fanfare, pétards, danseurs,
danseuses, sono à fond sont les éléments indispensables. On croisera
pas moins de 6 mariages à Bhubaneswar.


La voiture est décorée de fruits divers et dès que le marié rentre dans
la salle des festivités les passants se servent rapidement.

Beaucoup de temples au centre de Bhubaneswar. Leur architecture est
très différente dans cet état de l'Orissa. Mais la ville est très sale,
le ciel est brumeux, les gros taureaux bousent partout, alors le
touriste a un coup de mou.

Petite anecdote
: certains indiens ont trouvé un moyen de gagner quelques roupies.
L'accès du temple est interdit aux non-hindouistes. On peut le voir
d'une plate-forme proche. Ils se postent en bas de l'escalier menant à
cette plate-forme, montrent un cahier où on doit s'inscrire et indiquer
le montant de notre participation. Les visiteurs précédents ont donné
beaucoup, 1 000 roupies (12 €) ou plus ! En fait le service vaut 10
roupies et dès que nous inscrivons la somme ils ajoutent les zéros.
Plus loin il y a un petit temple. Ils ferment la porte en nous voyant
et nous font croire qu'ils l'ouvrent pour nous et là aussi ils sortent
leur cahier magique ! C'est plutôt amusant.
Lundi 28 janvier :
Nous retournons au bord du lac et surtout nous allons voir le temple
Mukteswara. Les taureaux sont très nombreux ici et ils mangent dans les
poubelles, comme très souvent ! Les "religieux" attendent leurs fidèles
pour leur prédire leur avenir. En attendant ils lisent les nouvelles du
jour.


Le temple est désert ce matin et nous profitons de cette belle visite.

Un temple très coloré est tout proche. La ville de Bhubaneswar est très
riche en temples et on pourrait passer des journées à les visiter tous.

Plus loin le repas se prépare pour une famille nombreuse ! Du lait bout
dans des marmites et les légumes sont triés plus loin. L'Inde est un
pays à majorité de végétariens et dans certaines régions il est
difficile de trouver un resto non vég.

Les élèves sont tous en uniforme, de la maternelle au lycée et ils ont
un badge. Les petits sont curieux de voir les étrangers que nous sommes
et se collent aux grilles - Les collèges et lycées ont l'air très bien
entretenus. Beaucoup sont privés et la pub annonce en permanence que
les inscriptions sont ouvertes -
Plus loin le quartier est plus chicos et les grilles aussi.

A Puri le temple est interdit aux non-hindouistes également et c'est
bien dommage pour nous. On se contente d'en faire le tour. La foule est
impressionnante et très pieuse. Les mendiants sont très nombreux
aussi et les éclopés en tout genre exhibent leurs moignons ou leurs
malformations diverses.

Des sucreries à pleines bassines, elles sont succulentes. Est-ce que
tout va être mangé ? Le rouge domine chez les marchands de poudre
colorée.


Mardi 29 janvier :
Nous avons dormi sur ce bord de mer au bout d'un chemin et au bout de
nulle part.

Le matin nous sommes interpelés pour aller voir les dauphins. La virée
en mer dure 3 heures, trop long pour nous ... alors ce sera 1 h.30 !
C'est l'Inde, on obtient toujours la réponse souhaitée. On hésite un
peu mais cela ne paraît pas très sérieux et nous renonçons.

On croyait voir des bateaux de pêcheurs et ce sont des bateaux de
promenade ... pour aller voir les dauphins bien sûr !
L'embarcadère où nous devions arriver il y a deux jours est très
fréquenté par les motards et les piétons. Il ne semble pas y avoir de
ferry pour passer avec des véhicules.

Temple de Konarak, le temple du soleil. Il est construit comme un char
tiré par 7 chevaux. Les roues du char sont au nombre de 12 de chaque
côté et mesurent 3 m. de diamètre. Elles représentent les mois de
l'année (12 quinzaines) et sont partagées en 8 rayons. Le moyeu était
un cadran solaire et donnait l'heure exacte. A l'entrée le lion qui
représente l'hindouisme terrasse l'éléphant qui représente le
bouddhisme et qui tient un être humain dans sa trompe. Des danseuses et
de nombreuses scènes érotiques sont gravées dans la pierre.



Mercredi 30 janvier :
Nous allons essayer un autre spot de ponte des tortues olivâtres, plus
au nord. Nous sommes dans les dates, janvier à mars mais je crains que
ce ne soit trop tôt. On ne risque rien d'y aller. On prend une petite
route qui traverse des villages très pauvres. Les maisons sont en pisé,
recouvertes de chaume mais des peintures décorent les murs. Les bouses
de buffles sèchent en attendant de servir de combustible.



Le plastique qui a remplacé l'alu ou l'inox et qui est une plaie pour
la planète. Les routes sont très souvent en réfection même dans des
régions isolées.

Jeudi 31 janvier :
C'est encore un jour de recherche de lieu de ponte des tortues. Nous
avons dormi devant un temple et renseignements pris nous partons vers
la réserve où nous pourrions trouver des tortues.
Ce matin nous avons assisté à la gym matinale des élèves puis nous
avons pu visiter les classes toutes proches. Le directeur est un homme
autoritaire et respecté.





La route est plutôt bonne et nous arrivons bientôt dans des villages
isolés et typiques. Les toits sont en chaume de riz et les habitants
viennent chercher l'eau à la pompe sur la place du village. La récolte
de riz a eu lieu et les épis et les graines sèchent au bord des routes.
Les habitants le vannent à la main dans des paniers plats. Les
troupeaux de buffles sont importants et leurs bouses sont ici aussi
ramassées et mises à sécher.
Les hommes et les enfants se lavent dans les rivières, les ruisseaux,
les étangs ou aux pompes à eau. Ils en profitent pour laver leur
pantalon ou short et s'enveloppent dans un dhoti, tissu enroulé autour
des hanches.


Vendredi 1er février :
Nous sommes revenus dormir près du temple après notre recherche
infructueuse des tortues. L'endroit est au coeur du village et le matin
nous assistons à la reprise des activités du temple, à l'arrivée des
enfants à l'école et aussi bien sûr à l'arrivée des curieux.
La séance de gym est animée par un spécialiste qui apprend aussi aux
enfants à respirer et à se détendre. Des adultes participent à la
séance.

Nous quittons ce lieu agréable pour remonter au nord en direction de
Bodhgaya, haut lieu du bouddhisme, mais j'en reparlerai plus tard.
Notre carte SIM va arriver aux 84 jours de durée de vie et nous
trouvons une boutique pour la recharger. En fait ce n'est pas le bon
endroit mais le patron est sympa et il s'occupe de nos recharges pour
nous rendre service. C'est l'Inde !
Petite remarque : les
enfants sont habitués très jeunes à monter derrière leurs parents sur
les motos et même les vélos. C'est surprenant de voir qu'ils n'ont pas
besoin de se tenir, ni au siège, ni à leur parent. Tout petits ils sont
devant sur le réservoir ou debout quand c'est un scooter.
Le nombre de passagers est en général de 3 mais il peut arriver qu'il y
ait 5 personnes et même une fois ils étaient 7 sur la moto.
Samedi 2 février :
Journée étape. On ne roule pas très vite parce que la route passe
d'excellente à pleine de trous.
Nous prenons de l'altitude, jusqu'à 600 m. et la température nocture a
bien baissé. Il y avait 6° au thermomètre ce matin à 6 h.30 ! Mais dans
la journée on atteind les 27° encore.
Le paysage change. Les rizières sont à sec et c'est un paysage de
chaume de riz assez tristounet. Plus de cocotiers mais des gros arbres
avec des troncs énormes bordent la route. Nous quittons l'état de
l'Odisha (Orissa) pour le Jarhkland et c'est une région encore très
pauvre. On
retrouve des mâchouilleurs de bétel.
Dimanche 3 février :
Journée étape. Nous passons du Jharkhand au Bihar.
Petite leçon de géographie ou de géopolitique. L'Inde est un état
fédéral de 29 éats. Nous avons traversé, depuis notre entrée en Inde,
les états du : Pendjab, Rajasthan, Maharashtra, Karnataka,
Kerala, Tamil Nadu, Andhra Pradesh puis l'Orissa, le Jarhkland et le
Bihar. Nous
sommes dans les régions les plus pauvres de l'Inde et c'est vraiment la
misère.
Lundi 4 février :
Ce matin Nalanda, premier site bouddhiste de notre circuit indien. Du
V° au IX° s; c'était un centre majeur de l'enseignement de la doctrine
du Grand Véhicule. A son apogée on comptait 10 000 moines et
étudiants. Les vestiges sont spectaculaires avec de nombreux
monastères, sanctuaires et stupas.



Nous traversons de nombreux villages avec des masions à moitié
écroulées, des petites masures au toit de chaume. Les animaux sont
devant les portes et tout le monde cohabite, animaux et humains.



L'étape suivante est très importante, Bodhgaya, C'est ici au VI° s.
avant notre ère que Siddharta Gautama connut l'Illumination sous le
banian sacré. Il était devenu un bouddha libéré du cycle des
réincarnations. Dans le temple une statue de Sakyamuni dorée et
habillée est dans l'attitude de la prise de la Terre à témoin. Le Bodhi
Tree ou Arbre sacré est l'endroit où le bouddha aurait reçu l'Eveil.
Les pèlerins sont très nombreux et le calme et le recueillement règnent
ici. Cela nous change des cérémonies bruyantes des temples hindouistes.
Il est vrai que la doctrine bouddhiste nous a toujours plu et qu'ici
nous sommes à l'aise.

Le temple et le banian sacré.

Les
moines
et les tibétaines.



Petite activité le soir !

Mardi 5 février :
Une dizaine de monastères sont disséminés dans cette petite ville. Nous
visitons celui du Bhoutan où nous serons dans quelques semaines, celui
du Bengladesh, du Japon, de l'Indonésie, la Chine ... et le Tibet. La
ville s'anime tout doucement, les mendiants et estropiés se rangent sur
le bord de la route qui mène au temple. Les petites boutiques
s'installent un peu plus loin. Mais les jours de la présence du Dalaï
Lama la ville déborde d'animation et c'est impossible de circuler.
C'est ce que nous a raconté un jeune belge qui vit ici avec son épouse
indienne et qui a ouvert une agence de tourisme équitable.
Nous quittons Bodhgaya dans l'après-midi pour nous rapprocher de
Varanasi (Bénarès) qui va être une étape difficile avec nos ccars.








Mercredi 6 février :
Les kilomètres restants sont difficiles, des dizaines de camions
roulent en accordéon et il faut toujours être sur ses gardes. Les
femmes pétrissent des bouses au bord de la route et les rangent
soigneusement pour les faire sécher.


Nous arrivons à Varanasi - Bénarès en fin de matinée. Nous avions
étudié le plan et les possibilités diverses de parking, assez peu
nombreuses au demeurant et nous nous sommes fiés à notre instinct. Un
point de bivouac était signalé proche d'un parking. Arrivés au parking,
qui était plein, un indien nous a guidés jusqu'à un parking privé au
bord du Gange. Le bonheur ! Et pour la modique somme de 3.60 € par jour
!
Nous avons fort bien déjeuné au resto à côté et nous sommes partis à la
découverte des ghâts. Notre parking est proche du ghât le plus au sud
et à pied nous smme remontés jusqu'au ghât le plus au nord. La ferveur
est immense tout au long du Gange. Les espaces sont plus "intimes" que
l'idée que je m'en faisais et cette balade a été un vrai plaisir. Le
passage de l'endroit des crémations avec tous ses bûchers est
impressionnant. On croise toute sorte de personnes et de personnages.
Les hindouistes se livrent aux ablutions avec immersion totale dans le
fleuve, les saddhus font toujours le spectacle malgré eux pour certains
plus convaincus, les femmes font sécher leur sari après le bain, les
enfants chahutent, les buffles et les vaches posent des bouses dans
tous les coins ... laissés par les indiens pisseurs, les chiens
roupillent tranquillement pour mieux aboyer la nuit !






C'est un peu caricatural car la soirée de "puja" est suivie dans le
calme et le recueillement par des centaines de personnes dispersées sur
plusieurs ghâts.

Jeudi 7 février :
Lever avant le petit jour pour un tour en barque sur le Gange. Départ à
5 h.45 pour 2 heures à la rame qui vont bien épuiser notre gentil
batelier. Nous avançons doucement et silencieusement sur l'eau.
D'autres touristes et des indiens profitent eux aussi de ce moment
privilégié. C'est un bon moment de quiétude assez rare ici. De retour,
nous assistons aux ablutions. Les laveurs et quelques laveuses battent
le linge sur de grands blocs de pierre. Les prières ont repris et les
crémations se préparent.



Nous partons ensuite vers le Chowk ou vieille ville. La circulation est
dense et excessivement bruyante ! Nous déjeunons sur une terrasse qui
domine le Gange, la vue est supérieure à la cuisine ! Nous rentrons par
les ruelles de ce vieux quartier. Elles sont étroites et nous croisons
des buffles, des vaches, des motos et des vélos. Tout le monde fait son
chemin mais les indiens ont tendance à aller tout droit alors il vaut
mieux se garer.
Quelques achats de fruits et légumes et nous rentrons avant une averse
qui ne durera pas.


Nous sortons le soir pour une cérémonie proche de notre bivouac.

Vendredi 8 février :
Nous quittons Varanasi à regret mais il faut avancer. Journée
étape. La route n'est pas très bonne et même pleine de trous, mais la
réfection de la chaussée est en cours !

Samedi 9 février :
Encore de la mauvaise route jusqu'à Khajuraho. Ce site archéologique
est célèbre pour ses sculptures érotiques. Le tantrisme est une
conception philosophique indo-tibétaine qui, associée au sexe, est
source d'extase spirituelle. D'autres sculptures plus traditionnelles
ornent ces temples. Le site classé au patrimoine Mondial de l'UNESCO
est très bien entretenu et les temples sont entourés de fleurs et
de pelouses. Le village est très axé sur le tourisme et c'est bien la
première fois que nous sommes autant sollicités.


Dimanche 10 février :
Nous allons jusqu'aux temples est de Khajuraho. Ils sont conçus de la
même façon. Quelques scènes villageoises de façonnage de galettes de
bouse et de remplissage de seaux pour abreuver les buffles.
La route est meilleure aujourd'hui et nous arrivons à Orchha dans
l'après-midi. Nous visiterons les sites demain et allons faire un tour
dans le village.
Il y a deux mariages aujourd'hui. Le brahmane qui officie pour un d'eux
nous explique qu'il s'agit de familles pauvres. Le mariage a lieu sur
la place du village.
Pour le premier mariage, la mariée a le visage caché et l'ambiance est
plutôt morose. Les mariés font plusieurs fois le tour d'un feu, puis on
leur pose une écharpe sur les épaules. Elles sont nouées par un
coin. D'autres rituels ont lieu dont nous ne comprenons pas le
sens. Les femmes psalmodient une chanson. Pour le deuxième, la mariée a
le visage découvert et c'est un peu plus décontracté. Malheureusement
pas de photo.

Lundi 11 février :
Visite du fort ce matin. Le Rajah Mahal, bâti entre 1531 et 1538 est
couronné de chhatris (dômes en forme de parapluie). Ce palais comporte
5 étages autour d'une cour centrale. Les salles sont décorées de
peintures. Les murs de la chambre de la reine en sont un bel exemple,
représentations religieuses pour l'essentiel. En grimpant par des
escaliers très raides, aux marches très hautes on accède aux remparts
d'où on a une jolie vue sur la ville
Le Jahangir Mahal lui fait face. Il devait héberger le souverain qui y
a passé une seule nuit. Bel édifice dont l'entrée à l'est est encadrée
de deux éléphants.
Plus bas un élégant pavillon était réservé au fils du maharaja. Il y
invitait des danseuses pour des soirées dévergondées !

Le Royal Chhatri est un ensemble de mausolées abritant les cénotaphes
des maharajas. Ils sont au nombre de 14. Ils ont fière allure même si
leur état est bien mauvais pour certains.

La dernière visite sera pour le temple de Laksmi. Perché sur une
colline il est fortifié et encadré de bastions aux quatre coins. Les
murs sont couverts de peintures relatant le Bhagavad-Gita mais aussi la
guerre contre les armées britanniques.

En route nous avons quelques scènes intéressantes. En contre bas de la
route, de la pulpe de canne à sucre est mise à sécher. Elle est ensuite
ramassée dans des grandes bâches. On voit de la fumée qui sort de fours
mais on ne sait pas à quoi cela sert ...

Remarque importante : les indiens ont un code de la route bien à
eux ! Sur l'autoroute (2 x 2 voies) chacun roule sur ses voies ... sauf
si elles sont bouchées. A ce moment-là chacun roule sur la voie
dégagée. Il arrive des véhicules en face de vous, à contre sens et
parfois à droite et à gauche !
Aujourd'hui l'autoroute était très souvent déviée à cause des travaux.
Dans ce cas-là chacun fait sa route, il n'y a plus de règle. On
emprunte la déviation ou on roule à contre sens sur la voie ouverte.
C'est ahurissant !
Mardi 12 février :
Route pour Agra. Pas très bonne encore une fois.
Nous visitons le Fort Rouge d'Agra dans l'après-midi. Il est le symbole
de la puissance des maharajas moghols qui régnèrent sur presque toute
l'Inde au XVII°s. Les remparts de grès rouge cachent de magnifiques
palais de marbre et des jardins très bien entretenus.

Shah Jahan qui est resté prisonnier de son fils pendant 8 ans dans ce
fort pouvait apercevoir le Taj Mahal, tombe de son épouse bien aimée
Mumtaz Mahal.

Mercredi 13 février :
Nous avons réservé la visite du Taj Mahal ce matin. Nous voulions
profiter pleinement de cette merveille. La visite en 2002 m'avait
frustrée, trop rapide, pas à la bonne heure, et je voulais être libre
de mener cette visite à mon envie.
Ce matin le soleil a du mal à percer et le mausolée est nimbé de brume.
C'est magique. Petit à petit le soleil va se lever et donner un bel
éclat à ce monument. Nous visitons la mosquée en grès rouge, couleur de
l'immense portail qui cache le mausolée à notre vue jusqu'au dernier
moment. Les tombeaux des deux souverains sont cachés par une dentelle
de marbre. Des pierres précieuses et semi-précieuses composent un
ensemble de fleurs.


Nous prenons ensuite l'autoroute pour Delhi. A un moment Bernard entend
un bruit bizarre et s'arrête. Il descend et constate que la roue
arrière gauche s'est déplacée vers l'arrière et se rapproche
dangeusement de la carrosserie. Aussitôt les cauchemards de l'Amérique
du sud reviennent en courant. On s'arrête tous les 10 km pour vérifier
la roue. Elle ne bouge pas pendant 150 km. Nous avons un garage Fiat à
Delhi. Arrivés au point GPS, il n'existe plus et un garage voisin nous
indique sa nouvelle adresse. Nous nous pointons tout heureux pour
apprendre qu'ils ne font pas les utilitaires et ne veulent pas nous
prendre en charge. On retourne au garage précédent. Il veut bien faire
quelque chose pour nous mais en raison d'une fête (?) qui dure 4 jours
il ne peut pas nous dépanner mais verra le problème, qu'il n'estime pas
urgent, dans 15 jours. Nous allons avoir notre petit-fils pendant 2
semaines et cela peut attendre. On dort devant le garage. Le quartier
est un peu craignos et un vigile garde le secteur.
Jeudi 14 février :
Nous partons confiant au point de bivouac de Delhi. Après environ 12 km
de route Bernard se rend compte que la roue s'est déplacée et que nous
ne pouvons pas continuer ainsi. Retour au garage, qui est fermé, mais
le patron nous conduit dans une zone de mécanos, vraiment la zone. Des
voitures sont en réparation mécanique ou carrosserie au milieu du
chemin, au milieu des flaques. Pas de garage ! Notre problème est pris
en charge et le diagnostic est vite fait. Une pièce a cassé à l'endroit
où les boudins pneumatiques sont fixés sur les suspensions. Pas de
pièce de rechange alors ils vont la faire souder. C'est l'Inde. Ensuite
tout est remonté et pour la modique somme de 47.50 €, pourboire et
soudure compris nous pouvons partir. On s'empresse de commander un
pièce de rechange à Clermont. Elle sera livrée le lendemain et amenée à
Delhi par notre petit-fils. Quelle aventure.

Vendredi 15 février :
Le calme est revenu. Nous avons visité Delhi de nombreuses fois et
allons à Dilli Haat, quartier commerçant où l'artisanat de toute l'Inde
est représenté. Nous flanons un grand moment et succombons à la
tentation acheteuse.
La recherche d'une laverie nous occupe beaucoup mais sans résultat
alors retour au bivouac.
Samedi 16 février :
Nous préparons le ccar pour accueillir Matis. L'espace est compté et il
faut l'optimiser au maximum. C'est plutôt un grand-fils qu'un
petit-fils avec son mètre 85. Quelques courses diverses occupent une
partie de la journée.
Nous faisons le plein d'eau à une station service. Un moteur est
branché pour faire le plein. Le pompiste monte sur le tuyau pour
boucher les trous !

Nous sommes à l'aéroport en fin d'après-midi et nous organisons avec
Gisèle et Gérard pour aller chercher les jeunes demain à 4h.30.
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