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GÉORGIE du 22 mai au 2 juin 2013

Mercredi 22 mai : 15 – 29 – 12 ° / 205 km – 5560 km
Les habitants sont très curieux de nous voir comme très souvent depuis la Géorgie. La visite du CC est une habitude.
On monte au monastère de Sanahin qui a connu son apogée au X° et XI° siècle. On va ensuite au monastère de Haghat dont les nombreux bâtiments sont entourés d’un mur d’enceinte. Ces 2 sites sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Il fait très beau (29°) et on s’arrête à une fontaine pour faire les pleins et les vides du CC puis je fais une lessive. On prend notre temps et on profite du calme de ce lieu.
Les tombes sont ornées d’une photo des défunts. Il y a des tombes au bord de la route vers Alaverdi et c’est très surprenant.
On va à Spitak qui a été l’épicentre du tremblement de terre de 1988. On monte à 1500 m. d’altitude puis on traverse une région de montagnes couvertes de prairies - la vallée est très large et de grands lopins d’une terre très noire sont mis en culture.
La route est toujours pleine de trous – ces trous sont agrandis et taillés au carré puis une équipe passe et les rebouche avec du goudron – mais ce n’est pas fait tout de suite alors la conduite est sportive.
On monte à plus de 2000 m., on passe dans un tunnel et on arrive au bord du lac Sevan – magnifique lac d’altitude où nous bivouaquerons au pied des deux églises médiévales de Sevanavank.

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Jeudi 23 mai : 14 – 18 ° / 200 km - 5760 km
Les boutiques ambulantes s’installent de bon matin et 2 cars de touristes arrivent déjà.
On remonte aux églises d’où on a une très belle vue sur le lac.
Repas de midi près de l’église de Hairavank toujours au bord du lac. Nous allons ensuite à Noratus dont le cimetière renferme le plus grand nombre de « khatchkars » (ou pierres gravées de croix) d’Arménie. On termine la visite juste avant l’orage. Depuis la Géorgie nous avons des températures très agréables – entre 18 et 25 degrés tous les jours – mais ici nous sommes à 1900 m. et il fait plus frais.
On continue notre route jusqu’à Vardenis où nous avons un contact avec Artem et Nara – c’est un couple d’arméniens qui accompagnent des touristes pour visiter cette région et qui les accueillent en chambres d’hôtes. Leur accueil est très chaleureux et c’est une très belle rencontre. Ils nous donnent des informations sur leur pays et nous offrent le café. On leur propose de leur laisser des sacs de vêtements et de chaussures (plus de 100 kg). Ils les porteront dans des villages isolés et les distribuerons autour d’eux. Ils ne veulent pas nous laisser partir sans nous offrir un repas alors nous passons à table. Le repas est délicieux : beignets de courgettes avec crème et beurre, tomates et concombres, spécialité arménienne de raviolis et fromage accompagné d’herbes. Le tout est arrosé de limonade aromatisée et de vin d’argousier (élaboré par le père de Nara) dont ils nous donnent une bouteille. A notre tour on leur offre une bouteille de rosé de Provence.
Nous retournons vers Marturi où nous passerons la nuit.

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Vendredi 24 mai : 12 – 28 ° / 275 km – 6035 km
Circulation très dense dans cette petite rue !
Nous quittons le bord du lac en direction du sud. Premier arrêt au Caravansérail de Selim. Nous sommes sur la route de la soie. Il fait très noir dans ce bâtiment mais quand nos yeux se sont habitués à l’obscurité nous sommes très surpris par la beauté de ce lieu – la façade est ornée de sculptures et de « nids d’abeilles ». A l’intérieur la salle est séparée en 3 parties par de gros piliers carrés – elle est très peu éclairée par des « lucarnes ». Le site est magnifique juste après un col à plus de 2000 m. Toute cette région est suuperbe – le jaune des tapis de boutons d’or est remplacé par le vert des pâturages et le blanc de la neige couronne le tout.
A Shatin nous tournons à gauche pour monter à l’église de Arates. Elle est partiellement en ruines mais vaut le détour. Dans ces régions de montagne les paysans mettent les bouses de vache à sécher comme au nord de l’Inde où elles servent de combustible.

Puis c’est le monastère de Tananati. Il est isolé en pleine montagne mais la route est plutôt bonne. Il est superbe perché sur un promontoire – nombreuses sculptures sur les murs dont un lion dévorant un buffle ( ?), un aigle serrant un mouflon ( ?), … et de très belles sculptures sur le bois des portes (serpents, main). Au retour nous croisons une trentaine de voitures avec des jeunes gens qui fêtent quelque chose, la fin des études secondaires sans doute …
Nous reprenons de l’altitude pour aller à Jermuk, ville d’eau réputée paraît-il … rien à voir !
Au col de Vorotan on achète des asperges qui seront excellentes.
Et le bivouac se fait après Sisian, à Aghitu en face de l’hôpital militaire.


Samedi 25 mai :uit calme. Nous faisons le plein d’eau à la fontaine et quelques courses à la mini-épicerie à côté.
Le niveau du gasoil est assez bas alors nous retournons sur Sisian pour faire le plein. Après avoir cherché longtemps nous trouvons une vieille pompe et mettons quelques litres.
La petite route en assez bon état nous conduit à Vorotnovan – église très bien conservée dans le même style que celles que nous avons déjà visitées.
Retour sur Sisian et visite du site de Zohrats Kar – il daterait de 7500 ans avant J.C. et aurait été aménagé à des fins de prévisions astrologiques entre autres. C’est un champ de 224 pierres brutes dont certaines ont un alignement précis au moment de l’équinoxe de printemps.
Notre arrêt de midi se prolonge par un moment de lecture et de farniente.
Nous allons à Goris où nous devons rejoindre Annick et Hubert, Christiane et Jean. Nous avons la surprise de trouver 2 autres équipages de CCRSM : René et France d’Andrea (qui sont sur un circuit proche du nôtre) puis Danie et Daniel Meunier (qui sont de retour d’Iran). Nous avons beaucoup de choses à dire et d’infos à échanger et nous passons un moment très agréable ensemble.
Bivouac en ville où nous tombons sur une boulangerie très originale – de très fines galettes de pain sont cuites dans un four à ras du sol - nous irons demain y acheter notre pain.


Dimanche 26 mai : 12 – 20 ° / 10 km

Au saut du lit nous avons la visite de Danie et Daniel qui viennent nous dire au revoir avant de partir vers le Haut-Karabagh – qui était arménien et a proclamé son indépendance.
Ce matin nous avons une connexion, ce qui n’était pas arrivé depuis la Géorgie et nous lisons avec plaisir les messages de la famille et des amis.
La jeune femme que Hubert a contacté par internet et qui a organisé notre journée arrive.
Nous allons rejoindre sa famille dans la campagne sur une aire de pique-nique. Ils fêtent des anniversaires et sont une vingtaine. La table est dressée et il y a de nombreuses petites assiettes de mets locaux (voir les photos). L’ambiance est très chaleureuse. Les arméniens boivent de l’eau de vie de mures (65°) et nous boirons un excellent vin arménien. A chaque service nous trinquons « guénatz’t » et nous allons trinquer très souvent … 3 litres d’eau de vie pour les hommes arméniens (6) et 1,5 l. de vin pour les français (6). Nous ne bouderons quand même pas les alcools forts. Il paraît qu’en buvant cul sec on n’est pas beurré ! et c’est sans doute vrai parce qu’ils prendront le volant et arriveront à bon port !
Nous offrons des fleurs, la poupée de Claire fait le bonheur d’une petite fille et les enfants reçoivent de nombreux petits cadeaux.
Nous avons eu un accueil très chaleureux et nous garderons un excellent souvenir de cette fête familiale où tout le monde est heureux d’être ensemble et profite du moment présent. Et nous en avons profité nous aussi.
L’orage nous tombe dessus et nous regagnons Goris où nous passerons une deuxième nuit.


Lundi 27 mai : 15 – 7 – 20 ° / 145 km – 6380 km
Demain est jour de fête nationale du coup aujourd’hui c’est jour férié aussi. Et nous sommes en panne de « dram » - monnaie arménienne - et bientôt de gasoil. Ce n’est pas une bonne idée de retirer de l’argent au distributeur quand la banque est fermée mais nous n’avons pas le choix – la carte est bien rendue. Sur les 2 pompes de Goris la première n’a plus de carburant mais nous faisons le plein à la deuxième. Goris n’est pas une ville folichonne mais le bon contact avec Armine et sa famille nous a fait oublier la tristesse de ce lieu.
Direction Tatev avec son téléphérique le plus long du monde : 5752 m. – 15 mn de trajet – 320 m. au-dessus de la vallée – iil est inscrit au Guinness des records. Le parcours est impressionnant surtout quand la cabine s’arrête et ça arrive plusieurs fois.
Arrivés au terminus nous visitons le monastère de Tatev qui est toujours en cours de restauration. On peut y voir une meule à huile énorme et un pressoir à huile.
On redescend avant l’orage que nous aurons plus tard sur la route. Nous échapperons de peu à la grêle qui est bien restée dans les fossés et même au milieu de la route.
Bivouac à Eghegnadzor sur la place de la ville.

Mardi 28 mai : 12 – 16 ° / 165 km – 6545 km
Excellent emplacement de bivouac pour une nuit très calme malgré la pluie qui tombe encore ce matin.
Nous montons au monastère de Noravank à près de 2000 m. d’altitude – depuis le lac Sevan nous sommes restés entre 1500 et 2000 m. d’altitude. Noravank est situé dans un cirque de montagnes. Le mausolée comporte 3 niveaux et est orné de nombreuses sculptures.
Nous traversons une région de vignobles – nombreux vendeurs au bord de la route qui vendent du vin dans des bouteilles de coca-cola … Nous nous arrêtons dans une cave classique où nous gooûtons au vin – vin classique mais aussi vin à la grenade, à la pèche, à l’abricot, à la pomme, …
Le deuxième arrêt est pour le monastère de Khor Virap qui s’élève sur un promontoire au milieu des vignes – dans ce monastère on visite le puits dans lequel l’ «illuminateur » de l’Arménie passa 13 années. La Turquie est à deux pas et on aperçoit le sommet enneigé du mont Ararat qui est dans la brume. Quelques kilomètres plus tôt, à Yerash, 4 pays sont tout proches : l’Arménie, la Turquie, l’Azerbaïdjan et l’Iran.
Sur le bord des routes il y a souvent des tables et des sièges en fer abrités par un parasol en fer également.
Arrivée à Erevan sous une petite pluie. On trouve un bon endroit de bivouac près de la place de la République et on part faire un tour en ville. C’est la fête nationale et nous allons assister à un spectacle de danses traditionnelles. Les danseurs sont jeunes et dynamiques et on sent la foule très heureuse de ce moment de partage.
Entre temps le soleil est revenu et la température est plus douce.


Mercredi 29 mai : 17 – 23 ° / 0 km
Hier soir, à minuit : toc, toc, toc ! un jeune couple vient nous signaler que cet endroit n’est pas sécurisé et qu’il vaudrait mieux qu’on aille se garer dans leur cour. Nous les remercions beaucoup et déclinons leur offre. On se sent bien ici – ils nous laissent leur carte de visite et leur numéro de téléphone pour le cas où.
On marche beaucoup ce matin. Le marché central est en chantier et on y va pour rien.
La mosquée bleue possède une belle coupole et des mosaïques très colorées.
La ville est très animée et de nombreux immeubles sont en cours de rénovation – présence de grands espaces verts, de jardins avec des jets d’eau.
On souhaite partir vers 15 heures mais une grosse bagnole, garée en plein milieu de la route, nous bloque le passage et le chauffeur est introuvable. Il arrivera après 18 h. Il est trop tard pour partir alors nous passerons la nuit à Erevan.
Et pour nous consoler nous décidons de nous offrir le resto en terrasse de la rue du Nord, qui est la grande rue piétonnière du centre-ville. Excellent repas dans cet excellent resto.




Jeudi 30 mai : 18 – 27 ° / 160 km – 6705 km
Notre première visite est pour le musée du génocide (1915-1922 subi par les arméniens de l’Empire ottoman).
On doit retraverser Erevan pour aller au monastère troglodytique de Kéghart – il possède une église extérieure par laquelle on accède aux pièces rupestres et à la source réputée miraculeuse.
On retourne sur Garni et son temple – considéré comme un joyau de l’époque hellénistique.
Nouvelle traversée de Erevan … pour visiter Etchmiadzine, centre de pèlerinage depuis le V° siècle. C’est le siège du Catholicos qui est le chef de l’église arménienne.
On va ensuite jusqu‘à Armavir – arrêt à une station pour le plein de gasoil et d’eau. On demande au patron si on peut rester là pour la nuit … et l’aventure commence – il nous fait entrer dans une cour privée et nous invite à boire un café – on part donc en Mercédès et on passe chez lui chercher son épouse, direction le centre-ville – on se retrouve au resto, repas et vin arménien, glace, jus de fruits, et café. Par Skype on parle à sa nièce qui habite Marseille. Ce charmant monsieur a de nombreuses propriétés dans la ville – c’est un businessman. Retour à la station pour le dessert - il a acheté des fruits en passant et invité le maire et le médecin de l’hôpital. Il est lui-même député. Le médecin parle anglais, il a beaucoup d’humour, et on arrive à communiquer. L’attitude cet homme et de son épouse à notre égard est incroyable, leur accueil est très chaleureux alors que nous sommes de parfaits étrangers. Moment mémorable qui se prolonge tard dans la soirée.

  

  

  

  

Vendredi 31 mai : 18 – 22 ° / 150 km – 6855 km
Nous laissons quelques présents à notre hôte et à la gardienne de notre « camping »
Ce matin encore notre première visite est pour un mémorial, celui de Sardarapat, qui rappelle la résistance des Arméniens contre les Turcs en 1918.
La route qui va à Talin est dans un état lamentable, elle a perdu son revêtement à de nombreux endroits et les trous sont pleins d’eau comme des mares à canards ! Et cela pendant 20 km de gymkhana à 10 km/h. Comme sur toutes les routes arméniennes il y a des ponts pour permettre aux conducteurs de vidanger ou de réparer leur voiture.
On profite du beau temps pour faire une grande halte à la mi-journée. Un berger nous demande de remplir sa bouteille d’eau, je lui donne un pot de confiture maison.
On est monté à 2000 m. d’altitude et c’est un paysage de montagne, d’abord très aride et minéral puis ensuite très vert et cultivé.
Descente jusqu’à Gyumri – grande ville arménienne qui a beaucoup souffert du tremblement de terre de décembre 1988. Dans le parc des jeux d’enfants semblent d’un autre âge.
On bivouaque sur la place de la Liberté qui est en chantier – les goudronneuses tournent encore à 22 heures.

  

  

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