Notre
prochaine étape est Amtoudi.
Ce petit bourg est dans un canyon et l’oued permet à une grande
palmeraie de
prospérer. De vendredi à dimanche il y aura un grand « moussem » ou
fête
religieuse ici et on attend 1500 pèlerins.
Ce
matin nous montons au premier «
agadir » – construction fortifiée située sur un pic rocheux et
renfermant des
greniers qui permettaient de stocker des denrées, des objets précieux
et où la
population venait se réfugier en cas d’attaque.
Deuxième
« agadir » sur un piton
au-dessus de la palmeraie et moins
important que le premier. De là nous descendons dans l’oued et
remontons
jusqu’à sa source où se trouvent de très belles « gueltas » (retenues
d’eau
entre les failles rocheuses). Très belle
balade dans la palmeraie.
Après
une petite sieste, nous prenons la route de Tafraoute. Pas
de place dans les campings, nous bivouaquons dans la palmeraie.
Samedi
17 mars :
Tafraoute,
la ville des babouches ! Ville très agréable avec des
petites boutiques et dans un environnement de blocs de granit rose.
Ville
animée mais très calme.
Dimanche
18 mars :
Petite
étape aujourd’hui. Nous allons à la palmeraie
d’Aït-Mansour. Passage par un col à 1700 m. Bivouac dans les palmiers.
Belle
balade le long de l’oued qui est malheureusement à sec et par une route
goudronnée qui rejoint maintenant la route de Tiznit ou Tafraoute. Pour
nous il
manque le charme du sentier qui serpente mais pour les habitants c’est
un accès
plus facile aux grandes routes.
Nuit
très calme dans la palmeraie. Ce matin nous empruntons la
route parcourue à pieds, toujours avec le même plaisir. Cette nouvelle
route
passe dans des paysages somptueux et nous en prenons plein les yeux.
Arrivée à
Tafraoute avant midi. Cette ville a vraiment beaucoup de charme ! Nous
découvrons
un boulanger traditionnel : il pose des cailloux ronds sur son pain en
l’enfournant pour éviter à la pâte de lever. Son four est chauffé avec
des
coques de noix d’argans. Soirée anniversaire bien sympa.
Mardi
20 mars :
Nous
quittons Tafraoute et les paysages sont toujours somptueux :
grandes montagnes de granit rose avec des petits villages blottis à
leur pied.
Nous échangeons chaussures et vêtements contre la photo d’une femme qui
porte
un fagot de branchages sur le dos. Elle est tellement heureuse qu’elle
n’arrête
pas de m’embrasser. Arrêt
de midi à Igherm (1700 m.),
gros bourg hors des sentiers battus. Encore une nouvelle route. Elle
est
étroite et serpente sur les flancs de la montagne pour descendre sur
Tata.
Arrivés à Tata le temps s’obscurcit et il tombe quelques gouttes.
Ce
matin nous prenons un taxi pour
aller aux grottes de Messalit, à 7 km environ au nord de Tata - grottes
naturelles magnifiques, très hautes et façonnées par le vent, le sable
ou l’eau
de l’oued ? De temps en temps une chèvre se penche sur le bord de la
falaise
pour nous regarder. Retour à pieds dans le lit de l’oued, pas toujours
très
facile à parcourir. On rejoint l’ombre de la palmeraie avec plaisir.
Jeudi
22 mars :
Village
de Agadir Lehme avec ses
ruelles couvertes qui montent jusqu’au mausolée, entouré d’un
cimetière, d’où
on a une belle vue sur la palmeraie. Les femmes rentrent avec des
fagots
d’herbe sur la tête ou sont occupées à jardiner.
Les
après-midi très chaudes sont
consacrées au repos.
Nous
quittons Tata pour Foum
Zguid. La route est en mauvais état ! et elle n’est pas meilleure
après,
jusqu’à quelques kilomètres avant Agdz. Camping dans le jardin de la
kasbah du
Caïd Ali. Cette kasbah est en cours de restauration avec les techniques
employées
pour sa construction. Des équipes de bénévoles allemands travaillent
ici pour
se perfectionner dans la technique de la construction en pisé. Cette
méthode
sera ensuite employée pour construire des maisons économes en énergie
en
Allemagne. Visite de cet ensemble avec
des explications très complètes sur l’architecture et sur le mode de
vie des
familles « élargies » dans cet endroit.
Hier
soir, nous avons fait
connaissance d’Anna et Jacques, couple de belges très sympathiques.
Nous les
retrouverons à Mhamid. Mahmid est un bourg dans le désert au sud de
Zagora.
Dimanche
25 mars :
Nous
partons pour une balade
jusqu’au vieux village de Mhamid. Les femmes sont dans les champs et
nous
croisons des hommes sur leurs charrettes tirées par des ânes. Arrivés
au vieux
Mhamid nous allons à l’auberge Aladin pour commander le repas de midi.
Après le
rituel du thé un jeune garçon nous accompagne pour la visite de la
kasbah –
nombreuses ruelles couvertes – nous sommes invités par un marocain pour
boire
le thé – bonne façon de se trouver dans une maison et un bon moment au
cœur du
pays. Le repas de midi est l’occasion de passer un bon moment de
détente à
l’auberge. Retour par le palmeraie. Le soir Jean-Claude branche son
rétroprojecteur et il nous projette « L’âge de glace ».
Lundi 26 mars :
Ce
matin nous avons droit au vent
de sable. Il y a du sable partout : sur le sol, sur la table, dans la
douche,
sur le linge étendu dehors, dans nos oreilles, dans nos yeux, on en
croque même
!
Nous
partons donc pour Zagora. Le
camping est bien ombragé et nous essayons de nous débarrasser de tout
ce sable
qui nous a envahis. Nous retrouvons Anna et Jacques et partageons
l’apéro avec
eux.
Mardi
27 mars :
Un
petit tour à Zagora avant de quitter la ville. On reprend la
vallée du Drâa avec tous les petits villages en pisé ocre. Montée au
col du
Tizi-n-Tinififft avec un grand canyon en contrebas de la route. La
pluie se met
à tomber et l’air se rafraîchit. Descente sur Ouarzazate. Nous allons
en ville
et après avoir passé notre envie de pizza, nous prenons un taxi pour
rentrer au
camping.
Mercredi
28 mars :
Quelques
courses à Ouarzazate avant de partir.
Court
trajet jusqu’à Aït-Benhaddou. De nombreux orages et averses
nous obligent à attendre pour visiter le ksar. Un pont permet
maintenant de
traverser la rivière. De nombreux marchands de souvenirs se sont
installés tout
au long de la rue principale. Dommage ! Mais cet ensemble d’habitations
et de
tours à quand même gardé tout son charme … et le couple de cigognes est
là.
Vendredi
30 mars :
Ce
matin le soleil est de retour.
Avec Bernard nous montons la petite vallée très étroite qui suit la
rivière.
Nombreuses cascades au milieu des cerisiers et des saules pleureurs.
Tout au
long du sentier, un peu difficile parfois il y a de nombreuses petites
boutiques de souvenirs et des gargotes jusqu’au bord de l’eau. En fin
d’après-midi, nous partons sur Marrakech et nous bivouaquons à côté de
la
célèbre Koutoubia. Toujours un bon plan !